Il existe une voix, au loin dans les ténèbres
Qui résonne en mon cœur, qui brise le Silence
Et fait chanter mon âme à son timbre parfait.
Quand le soir était mort, son écho s’enfuyait
Et pleurant dans le noir, je jouais sa cadence
Sur le piano blanc et ses notes funèbres.
Parfois, j’entends le cri de la femme que j’aime ;
Son rire cristallin cassant comme un cristal
Et jetant son éclat sur les murs de la salle
Rappelle à mon esprit sa joue humide et pâle.
Ces parfums d’olivier, de hêtre et de santal
Rappellent le son doux de cette gorge blême.
Mon cœur a chaviré, se courbant sous ses lois
Et mon cœur a rejoint la sublime cantate
Que son âme chantait quand je pressais son corps.
Il me souvient, hélas, de ces baisers d’alors
Le crépuscule d’or, aux couleurs de l’astate
Résonnait sans un bruit de sa parfaite voix.
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