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Ton rire

Dans 'Tristesse' Réponses: 5 | Affichages: 82

  1. lilasys

    lilasys Maître Poète


    Ton rire

    Ton rire était comme une fontaine chantant joyeuse
    Comme le chant d'un rossignol amoureux
    Comme le soleil annonçant une journée radieuse
    Un son cristallin, harmonique et mélodieux

    Il avait ce pouvoir étrange d'inverser l'air du temps
    De changer l'attitude de tous les gens présents
    Commuait une catastrophe en simple anecdote
    Ton rire était, pour moi, le meilleur antidote

    Il effaçait, sans peine, la plus triste solitude
    Habillait ma vie en scène de soirée d'Opéra
    Brisait comme du cristal le silence le plus rude
    Envoyait valser le plus sombre des tracas

    Ton rire était une cascade soyeuse de perles opalines
    Un torrent tumultueux de rubis incandescents
    Une rivière d'émeraudes à la chanson divine
    Ton rire m'était plus précieux qu'un collier de diamants

    Ton rire était une composition de notes musicales
    Un tableau serti de couleurs lumineuses
    Une chanson d'amour, la plus douce des berceuses
    Ton rire était l'éclat de ces merveilleux pétales

    Puis, un jour, il s'est éteint, sans motifs, sans raison
    Le silence est tombé, amplifiant la gangrène
    Et le malheur, avec son cortège de peines,
    S'est installé à demeure, dans notre maison

    Le sable des plages n'a plus le même aspect
    Le soleil dans le ciel, plus les mêmes rayons
    Tout est morne et la couleur des regrets
    A même terni la verdure de ces vallons

    Je le vois passer, tel un nuage dans tes yeux,
    Tel un fantôme, ce bonheur de jadis,
    Glisse entre nous un rideau silencieux
    Fait de ces larmes qui inondent tes iris.

    Je le surprends parfois au détour d'une lettre,
    Au coin d'une photo de ce temps d'autrefois
    Je l'entends, comme un cri qui refuserait de se soumettre
    À ce destin retors et au cruel de ses lois

    Je l'entends souvent, au creux de mes souvenirs,
    Comme une musique qui ne s'oublie pas,
    Je l'entends souvent, ton merveilleux rire,
    Comme un espoir dont on sonne le glas.......

    LILASYS

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  2. gouina

    gouina Maître Poète

    Quand ce rire devient souvenir le temps se fait soupir !
     
    Vega46 et lilasys aiment ça.
  3. luron1er

    luron1er Administrator Membre du Staff

    Ton sourire

    Ton sourire m’était comme une rivière enchantant soyeuse,
    Comme un air reprit par un oiseau langoureux,
    Comme une merveille dénonçant les fournées anxieuses,
    Un bon samaritain, beau et se mêlant au dieux.

    Il avait le devoir d’échange pour se verser dans l’instant,
    Etranger dans l’aptitude de s’offrir en présents,
    Communiait avec mes strophes pour une antidote,
    Ton sourire ne doit pas être pour moi, qu’une simple anecdote.

    Il gommait les peines sans être une servitude,

    Babillait pour mes envies que le soleil opéra,
    Rompait l’ancestrale chance même la plus prude,
    On en voyait danser comme le plus beau des acras.


    Ton sourire était une accolade joyeuse de perles anodines,
    Un ruisseau calmant le destin assourdissant,
    Un fleuve de diamant, un air enlevant les toxines,
    Ton sourire était la plus belle parure pour l’élégant.


    Ton sourire est une position qui dénote l’amicale,
    Une toile asservie aux douleurs injurieuses,

    Un poème d'humour pour cette vie capricieuse,
    Ton sourire est l'état d’une aurore boréale.

    Tous les soirs, il doit se rallumer survivre à l’oraison,

    L’admirable est retombé, annulant la déveine,
    Et le bonheur revient avec son cortège de veines,
    Et doit convoler et demeure dans ta raison.


    Au rab des sages, un profond respect,
    Du ciel, du soleil enlevant les haillons,
    Tout est borgne comme la douleur et ses aspects,
    Du même esprit qui perdure des picaillons.

    Je te vois dépasser, tel un adage pour les vieux,
    Comme un axiome, la félicité comme jadis,
    Qui se déguise entre nous comme un store sentencieux,
    Méfait des armes qui encombrent les mépris.


    Je te comprends souvent dans de tes lettres,
    Au soin des images pour les temps de ta foi,
    Je détends, comme un écrit qui fuserait pour admettre,
    À ce festin trésor sans les duels d’autrefois.


    Je te comprends encore, aux jeux de l’avenir,
    Comme une belle mélodie que je veux pour toi,
    Je le veux souvent, ton meilleur sourire,
    Comme le plus bel espoir dans le plus bon aloi…..

     
    lilasys aime ça.
  4. prose16

    prose16 Maître Poète

    Un rire magique qui s'éteint et devient sanglots...quel beau texte habillé de tristesse...bisous Lola
     
  5. kinkin

    kinkin Maître Poète

    Nous passons du rire aux larmes avec ton texte sanglotant bravo amicalement Kinkin
     
    lilasys aime ça.
  6. Lucie Mathis

    Lucie Mathis Maître Poète

    Tristement beau ...
    Un sourire rayonnant qui a laissé des maux ...
    Belle lecture, merci ...
     
    lilasys aime ça.
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