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Sonnet insensé.

Fysco

Maître Poète
#1
Route du vent et du soleil, cirque sauvage
Et mon cheval qui sue à la hauteur se traîne.
Un souvenir, un songe, une invisible image,
Trois naïades l'ont vu s'avancer dans la plaine.

Chemine, en habit noir, et le cigare aux dents,
L'homme libre viendra, loin d'un monde barbare,
Malgré les siècles, l'homme et la foudre et les vents,
Et la grêle tintait contre les noirs remparts.

Ces vers, comme un bouquet de lys sur ta beauté,
Que le deuil de mon âme était lugubre et sombre
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté.

A la limite de la lumière et de l'ombre
La chaude volupté qui couvait dans ta chair.
Quant à souffrir, quant à mourir, c'est nos affaires.​
 

Fysco

Maître Poète
#7
ah! je ne connais pas cet exercice , puis je avoir plus d'explications svp ?
Lire un maximum de poèmes.
Garder des vers par-ci, par-là.

Recomposez un nouveau poème avec ces vers. Tout simple mais un peu chronophage !

Cent ans d'amour.

Et sous les rougeurs d'or du soleil qui décline,
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Là, dans ces lieux où tout a des splendeurs divines
Mettons-nous à l'abri des injures du temps.

Nous prendrons le chemin tournant de la colline,
Regardant l'astre à la chevelure d'argent,
Les étoiles marcher parmi le firmament
Brillantes d'or fluide et de brume opaline.

L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours
Sous les berceaux ombreux d'un jardin d'alentour
Et les champs de bleuets sur qui le blé s'incline.

Sous un nuage frais de claire mousseline
Dans autrefois et puis dans le futur aussi,
Les yeux sur ton profil, je songe à l’infini.
 

Fysco

Maître Poète
#9
il faut prévenir les auteurs de l'emprunt de leurs vers alors ?
Même pas puisqu'ils ne sont plus de ce monde.
C'est aussi une façon de les ressusciter , non ?

C'est un exercice très connu depuis l'antiquité.

Centon sous la pluie.

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Que mon âme se plaît d'en être illuminée.
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
Caresse, en la sculptant dans sa beauté splendide.

Mondes étincelants, vous le savez sans doute!
Une source plaintive en habite la voûte.
Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles,
Nous entendons sa voix et le bruit de son aile.

Comme tu resplendis, paysage mouillé
D'un jaune paille mûre et feuillage rouillé,
J'aime ces trains mouillés qui passent dans les champs,
Vous, jeunes arbrisseaux et vous, arbres mourants.

Il pleut. je n'ai plus rien à dire de moi-même.
Entre ses bras divins s'écrit notre poème,
Sans songer seulement à demander sa route
M'a dit la pluie : Écoute. Ce que chante ma goutte.