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Concours actuel " Rêverie au bord de l'eau " du 12 au 22 Avril 2018

Lyseron7

Maître Poète
#1


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Concours : 12 au 22 Avril 2018

( Envoi de vos poèmes sur ma MP...Merci )

Résultats : 24 Avril 2018


*

Thème :" Rêverie au bord de l'eau "

( Près d'un lac, d'une cascade, d'un torrent ou bien d'une rivière.... )

*

Contraintes :


Ecrire sous forme de Sonnet marotique

En alexandrins ( 12 syllabes )

Deux quatrains..................rimes abba abba
Deux tercets..................rimes ccd eed


Attention à la ponctuation, aux concordances de temps, à l'orthographe.
Écrits non signés ( envois : 3 poèmes Maximum )


*

( Les pages challenges doivent uniquement comporter commentaires et images
concernant les concours....Comptant sur votre compréhension...merci à tous...)

*

Vos écrits seront notés, commentés avec impartialité,
selon les consignes ci-dessus


Chef du jury : Lys

*

( Si vous désirez faire partie du jury, envoyez-moi votre demande sur MP )

*

A vos plumes rêveuses !

*
Merci de votre patience, problèmes techniques ....Bisous....Lys


Je vais devoir faire une 3ème tentative d'impression

à ce soir



Voilà 2 fois que les résultats s'effacent !!! désolée du retard encore une fois....




Participant(e)s
****************








1 ... L’Esteron.

L’eusses-tu cru ? Ma p’tite maison au bord de l’eau,
Entre pluie et soleil, son cours s’enfle ou s’enfuie
Mon torrent s’en va rejoindre le var alangui,
Ses clues entre berges et rochers, rien de plus beau.


Érodant, transformant les rochers en berceau,
Scrutant de ma fenêtre les ondes de son lit,
J’apprécie son calme, d’une sieste, je l’anoblis,
J’y trouve sérénité loin du stress du bureau.


Seuls renards ou sangliers sont ses familiers,
Partageant aux chevreuils la nature à rallier,
Ici, mon magique nirvana, je vous le dis.


En forêt où rivière, la retraite j’envisage,
Un hameau situé loin du monde, bien plus sage,
Sur ces rives, d’y construire mon petit paradis.


********

2 ... La rivière et l'enfant.

D'un mouvement léger l'azur brisait son pas
Sur l'élan de satin de son geste vagile
Que d'un jet de galet d'une paume fragile
Je jetais sur son dos pour signer son trépas,


Mon père aérien mimant son principat
Me toisait du regard cependant que l'argile
Sous mes jeux se brisait d'une douleur agile,
L'onde d’émail filait emportant son appât,


C'était comme un matin au son de l'olifant
Où le poisson rétif faisait rire l'enfant
Que je fus, que je suis, et la saine lumière,


De son tendre regard se noyait en ce flot
Qu'emmenait le soleil en brisant son grelot
De clown pour un papa pêchant à la rivière...


********

3 ... Le lac de Lourdes

Comme un envol d'oiseaux des cheveux de Syrinx
Sous la flute de Pan, s'allongeait son visage
Bordés d'un trait d'ifs verts égayant son rivage,
Joli comme l'émail qui dessine le Sphinx,


Et ma barque de bois, ressemblant à un sphynx
Brisant le pas des flots, sur cette nappe sage,
Nous menait vers ce pic sous l'abondant ombrage
Du soleil retombant qui semblait être un lynx,


Combien d'astre le soir y vinrent pour dormir
Quant à peine tombé le jour pour s'endormir
Flattait nos doux baisers les paupières plus gourdes


Se mêlant aux soupirs de lumière entrelacs
De ton flot te créant toi le plus beau des lacs
Reflet de mon amour, toi l'empire de Lourdes


********

4 ... Les falaises d'Étretat

Tantôt brisant ton flanc sur des esquifs funèbres
Par les immenses mains de l'Érèbe forgés,
Où passant sur le roc des rochers émergés
Tu sembles revenir des antiques ténèbres,


Un Colisée éteint de ses hautes vertèbres
Pulvérise ton mors de cheval trop chargé
Et tu finis plus bas sur son seuil déchargé
En faisant de ton flot quelques stèles célèbres,


Et combien d'amants sont nés devant l'esthétique
De ta lente fraîcheur sans qu'une pathétique
Ride ne se voie au sel de ton corps naissant,


Courbet, Flaubert, Monet, ont laissé ton silence
Revenir jusqu'à nous et ton ample indolence,
Étretat, a cet air d'un mot de Maupassant...


*********

5 ... Ophélie,

Comme en pèlerinage en quelque lieu sacré,
Me ramènent mes pas, auprès de la cascade
Où tu m'es apparue, mon adorée naïade,
Telle nymphe des eaux, dans l'écume nacrée.


Le doux chant du torrent me rappelle ton rire,
et la mousse des bois, de tes yeux, l'émeraude.
Je te vois onduler, ô ma belle ribaude...
et je rêve de toi, fantasme et doux délire.


Ce fut le lendemain de ce terrible jour
Que j'ai croisé tes yeux, mon seul et tendre amour :
Tu paraissais heureuse, épanouie, charmeuse...


Un autre tu aimais et ta désespérance
T'a conduit à l'étang quêter la délivrance.
Ton spectre, je chéris, en sa grâce enjôleuse.


********

6 ... Deuil

Chaque jour, chaque nuit, cette eau noire m'attire,
L'âme remplie d'espoir, le cœur en billebaude,
Je ne peux résister : le désir me taraude,
Je m'assois près de l'eau. Je guette et je soupire...


Le chant de la fontaine est gai comme ton rire,
La mousse, vibrant rappel de tes yeux émeraude.
Je te vois onduler, ô ma belle ribaude...
et je rêve de toi... Fantasme et doux délire.


Ce fut le lendemain d'un trop funeste jour
Que tu m'es apparue, mon seul et tendre amour,
Mon adorée naïade, mon ondine charmeuse.


Toi, tu n'aimais que lui, et ta désespérance
Te mena à l'étang quêter la délivrance.
Ton spectre, je chéris, en sa grâce enjôleuse.


********

7 ... Ô rêverie

La journée finie, je retrouve mon rocher.
Canne à pêche sur l’épaule, des oiseaux volent.
Mon rêve se réalise, pensées s'envolent.
Soleil se couchant, je vais de l’avant, clocher…


Tant de sons, tous aussi flous. Que de la détente.
Les vagues me bercent au gré de leurs doux flots.
J’aime l'instant si reposant au bord de l’eau.
Que de bonnes ondes, les clapotis retentent…


D’attirer les sirènes, soit, ces « dès, si belles ».
Silence, tendresse et calme, aiment, les « girelles ».
« J’entends un ton au loin, faut aller le pêcher »...


Un pêcheur et sa barque à portée de ma vue.
A portée de main, à bord, une longue-vue.
A bâbord toute sur son bateau ébréché.


***
A vous, d’imaginer la suite...

********

8 ... La cabane du pêcheur,

C’est l’heure de la sieste et du chant des cigales
Le soleil s’éclipse lentement des volets,
Le chevet en dispute un fin entrefilet,
Le Mur ouvre son sac en partage frugale.


S’anime la flamme dans la braise vivante
Tempête frontale dans tenue gros temps,
Et tous deviennent frères, en ce jour de printemps
Se relèvent les têtes en riche foi vibrante


Sur les Lamentations, les remous font alliance
L’icône sur le cœur , j’attends la délivrance
En tombant dans le creux de l’élan de chaleur


Rencontre fortuite des gouttelettes au front
Se calment les esprits, d’une union sans affront,
Rêverie s’émancipe ô jour libérateur...


********


9 ... Sur le lac de Zolvisko


Je me suis endormie au bord d'un lac martien,
Mon rêve était peuplé de gris astéroïdes
Où dansaient tout autour des spermatozoïdes ;
Zolvisko parmi eux, semblait le plus ancien.


Plus sage que Bouddha, cet heureux laputien
Quitta sa bourse un soir d'abus bizarroïdes,
Expulsé par un être aux traits humanoïdes,
Il devint au cosmos un Sextro-physicien.


Ainsi transmettait-il le danger tsunamique
Et les fondamentaux du courant orgasmique :
– Méfiez-vous de la main des buveurs, des fêtards !


Fuyez loin du latex (étouffante cellule)
Où sont morts nos égaux sans voir même une ovule ;
Nous ne sommes pas faits pour rester des têtards !


********


10 ... Je vous invite tous sur mon catamaran

Bel été arrive et le soleil se dévoile.
Décidé, je monte sur mon catamaran.
De nombreux cormorans trouvent cela marrant.
Trop ! Plein d'étoiles dans les yeux, je mets les voiles.


Regardant au loin vers de nouveaux horizons.
Un long, agréable voyage s’offre à moi.
Je mire, délire, dérive avec émoi.
Ô méditer «a» né. Pardon ! «Est», avec raison.


Suivant le fil de l’eau, je crois devenir «barge».
Il faut que je me réveille, je suis au large.
Je me ressaisis et reprends le gouvernail.


Finies, rêveries. Reflets du soleil sur l’eau.
Il est temps de retourner au port, c'est si beau.
Réalité, çà m’a fait pleurer comme l’ail.


***

Bien sûr, de rires…

********


11 ... Versatiles

Tu flânes doucement, ma superbe insolente,
Sur les sables alanguie des cingles de ton lit,
Tu musardes, sereine, tout courroux aboli,
T'amusant, en remous, à quelque valse lente.


Que j'aimerais, ma Loire, être aussi indolente...
Paraître insouciante et d'humeur jolie,
Ainsi cacher ma hargne et toute ma folie,
Comme tu sais le faire, toi, mon ambivalente !


Ton calme est apparent : une fureur soudaine
Et tes flots sans pitié envahissent la plaine.
Gigantesque est ta crue, sans pitié ta colère.


Lunatique on me dit : je ris et puis j'explose...
J'étais épanouie et me voilà morose...
Je suis fille du Val... Comme toi... Bipolaire !


********

12 ... Rêverie

Dans ce lac un signe !

Quand le ciel musicien joue en pleurs, berce ou chante
Et que l’azuré peint une ombre « ‘ami’ do ré »,
Qu’il s’éprend de mes mains, m’étend sous l’adoré,
Un silence froissé et ma rêverie hante !


Sur lac bleu flottant pur duvet d’amours touchantes
Un fin sourire en grâce embrasse un « mort doré »,
Sous la plume endormie un nacré coloré*
Passe un rien qui reluit l’implorant mais déchante.


Veille un amour blessé sur flots, tristes les ailes
Sous la lune en soleil le sort use l’aisselle
Comme un point sur un i fait « signe » dans le ciel !


Bel oiseau peint en peine inspire un De Lacroix,
La Croix du Cygne amène un lent signe de croix
En ce lac de tempête en miroir l’arc-en-ciel


********


13 ... Fontaine que je t’aime !

Ô fontaine divine eau de source de Vie !
Qui s’écoute et s’écoule en pleurs tôt cristallins,
M’attirant sur murmure embrassé d’un câlin
Et je sombre rêveur et « rêve rit » d’envie !


Mon Âme te culbute emporte une survie,
Toute entière en ces temps de mystères malins
De croire encore, jusqu’au papier si fin vélin
A tes pouvoirs d’offrir la guérison servie !


Quand la pensée au cœur bouleverse un haut ciel
Que l’osmose alerte et fait don son arc-en-ciel
Je suis méditatif comme en béatitude !


Seconde nature, d’être habité en l’Esprit
Me nourrit d’un fruit mûr, de lui, toujours épris
En toi gémit l’orfroi belle sollicitude !


* Nacré dans le texte = papillon

********


14 ... Rêverie en Promenade

Cheminant le sentier le pas lent cadencé,
Bel écho m’écoute à devenir brin prêcheur
Sur ruisseau s’étirant à courir sa fraîcheur
Jusqu’au bouquet en main fait de fleurs balancées !


Coule en cascade, file en éclair, l’eau bien dansée,
Un courant vif, par un vent d’ouest bon cracheur,
Galets, cailloux d’argent rigole un « sol » pleureur
Martelant le silence en rêverie ansée !


Des cercles ancrés d’or par le soleil saignant
Sur phonie opaline en cigale priant,
La libellule agile, dentelle y meurt d’envie !


Terre et ciel sont noués tant de beautés s’enlacent,
L’Être admire en foulée, l’immensité s’embrasse !
Et moi j’embrase un tout ! Qui ? quoi ? sinon la Vie !


* Ansée dans le texte=portée

********



 
Dernière édition:
#5
C'est un thème assez dur, il y a du travail pour arriver à développer la trame sans la révéler pour la faire évoluer et fleurir sur les derniers vers comme un sonnet digne à sa définition première.le dernier vers du sonnet doit apparaître comme une brève conclusion, brillamment formulée. Ce sera une image expressive résumant le tableau décrit par le poème, une formule satirique spirituelle (une "pointe"), un effet de surprise, une sorte de morale éclairant le sens du texte, etc...
 
Dernière édition:
#8
De rien juste une précision. Si elle dérange je l'enleverai, simplement j'ai toujours été assez surpris par des sonnets qui se disent comme tels et dont l'on sait le projet ou le thème avant le dernier tercet qui lui seul doit révélé le thème les deux premiers actes étant un voile à peine transparent qui ne doit laisser deviner le thème mais à peine le faire deviner
 

Lyseron7

Maître Poète
#9
Tout à fait Daniel, merci de cette précision, vous avez très bien expliqué la composition et le but d'un vrai sonnet...amicalement...Lys
A vous de jouer à présent...Amicalement...Lys


* Pour étayer les dires de Daniel voici un très bel exemple pris sur GOOGLE *

Qui ne répond pas tout à fait à notre thème, mais qui correspond à la construction d'un sonnet marotique

Belle Loire, Muse des poètes rêveurs,

Belle Loire, muse des poètes rêveurs,
De ta longue chevelure vert amandine,
S’écoule en songe argenté, ta langueur divine
Qui va loin vers l’océan et ses profondeurs.


Tes méandres cachent des tourbillons rageurs,
Et tes bancs de sable doré, d’humeur taquine,
Sont tant de pièges en ta lande serpentine,
Qui défient les curieux d’un sort naufrageur.


L’été, tu flânes au soleil, rafraîchissante,
Souriant aux pêcheurs de ta manne bienfaisante,
Tu ris de leurs grandes barques aventureuses.


Mais l’hiver, tu te gonfles d’un très grand courroux.
Est-ce pour te venger de ces hommes trop fous ?
Est-ce pour les punir de tes eaux tumultueuses ?


De....Françoise Seylac


Je vous ai mis les rimes en couleur ;
on remarque que les rimes des 2 quatrains sont identiques
Que les 2 premières rimes des 2 tercets , sont semblables, mais non identiques d'un tercet à l'autre
Seule, la 3ème rime, dans les 2 tercets est semblable

Belle inspiration à tous....Amitiés....Lys
 
Dernière édition:
#10
Tout à fait Daniel, merci de cette précision, vous avez très bien expliqué la composition et le but d'un vrai sonnet...amicalement...Lys
A vous de jouer à présent...Amicalement...Lys


* Pour étayer les dires de Daniel voici un très bel exemple pris sur GOOGLE *

Qui ne répond pas tout à fait à notre thème, mais qui correspond à la construction d'un sonnet marotique

Belle Loire, Muse des poètes rêveurs,

Belle Loire, muse des poètes rêveurs,
De ta longue chevelure vert amandine,
S’écoule en songe argenté, ta langueur divine
Qui va loin vers l’océan et ses profondeurs.


Tes méandres cachent des tourbillons rageurs,
Et tes bancs de sable doré, d’humeur taquine,
Sont tant de pièges en ta lande serpentine,
Qui défient les curieux d’un sort naufrageur.


L’été, tu flânes au soleil, rafraîchissante,
Souriant aux pêcheurs de ta manne bienfaisante,
Tu ris de leurs grandes barques aventureuses.


Mais l’hiver, tu te gonfles d’un très grand courroux.
Est-ce pour te venger de ces hommes trop fous ?
Est-ce pour les punir de tes eaux tumultueuses ?


De....Françoise Seylac


Je vous ai mis les rimes en couleur ;
on remarque que les rimes des 2 quatrains sont identiques
Que les 2 premières rimes des 2 tercets , sont semblables, mais non identiques d'un tercet à l'autre
Seule, la 3ème rime, dans les 2 tercets est semblable

Belle inspiration à tous....Amitiés....Lys
Merci je ne voulais pas non plus marcher sur vos consignes, j'ai essayé d'être concis merci.
 

iboujo

Maître Poète
#18
Chatzuc Allô?

Récupère Dail zen?

Il sait bien faire

Va voir les textes de jj , Guillaume Vayssie ,Jacky Couraley ,
queuedecerise aussi
mais elles les gardent à l'abri pour sa part
.ect
sur you tube
 

zuc

Administrator
Membre du personnel
#20
Chatzuc Allô?

Récupère Dail zen?

Il sait bien faire

Va voir les textes de jj , Guillaume Vayssie ,Jacky Couraley ,
queuedecerise aussi
mais elles les gardent à l'abri pour sa part
.ect
sur you tube
merci Jojo

je pense que tu répondais à mon message sur le post de l'autre concours
du coup je n'avais pas vu ta réponse n'ayant pas encore participé ni au concours ni à la conversation