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#1

Près de mon Livre ouvert

Poules d’eau, ragondins, flèche bleu du martin
Pêcheur au beau matin, couleuvres serpentant,
Arc-en-ciel des truites, écrevisses cachées,
Bouchon prenant la fuite et goujons attrapés,

Cris d’enfants se baignant dans la chute, tremblants
De plaisir et d’allant malgré le froid mordant
De l’eau vive qui mousse au tourbillon des pierres
Et soudain éclabousse un peu mon livre ouvert.

Depuis combien de temps coules-tu dans le pré ?
Te souviens-tu d’antan et des pas du meunier
Quand tournaient dans le bief les aubes de la roue ?

Courant dessous les branches et tournant au virage,
Tu berças mon enfance de tes remous sans âge
Qu’observe ma vieillesse après les tours de roues.

Aubépin des Ardrets
 

ROUSSELOT

Maître Poète
#2
Dire, que je n'aime pas ce texte est une erreur fondamentale.
Car, il y a là, un superbe travail.
Dire que j'aime est aussi une erreur fondamentale.
Etre imbécile et faire une approche débile comme je me suis amusé, et déjà le
faire sans fondements serait alors grande gageure.
Je vais donc être direct. J'adore votre façon d'écrire, votre plume.
Mais je ne sais pourquoi, je n'aime pas certains de vos textes.
Cela de fait pas de vous un de mes ennemis...Loin de là.
Je ne dis pas que vos textes sont mauvais...
Bien au contraire.
C'est le fond qui me gave un peu
C'est juste une appréciation personnelle.
Je suis, et j'en conviens, dans l'erreur.
C'est pourquoi je me poserai doucement sur vos écrits.
Car il est fort possible qu'une autre approche me permettra, alors, de mieux vous considérer.
Je suis convaincu qu'il faut parfois prendre le temps qui s'impose au moment.

Loïc ROUSSELOT
 
Dernière édition:

farida

Maître Poète
#3
Bonsoir l'arabo berbère
c'est toujours avec plaisir que je dècouvre vos écris ,aucune raison pour vous flatter ,vous n'avez pas besoin, il suffit de voir tous les "POUR" pour comprendre q 'un seul "CONTRE" ne change rien!!!
Si j'aime une plume c'est que j'aime ses écrits ,sinon c'est contradictoire, c'est aussi mon avis personnel,le dire c'est un devoir ,ce poème est sublime ,sincère et sort du coeur.
Salutations sincères .
#la caravane passe,quoi qu'il se passe,jamais ne te lasse ,chèr arabo-berbère, avec qui l'échange me rend fière .
 

prose16

Maître Poète
#5
J'aime beaucoup ce récit d'enfance en beau sonnet, son titre, et particulièrement les deux derniers tercets avec la vieillesse observatrice du temps passé, et la roue du moulin pour le rappeler. Une belle lecture vraiment! Merci!
 
#6
Dire, que je n'aime pas ce texte est une erreur fondamentale.
Car, il y a là, un superbe travail.
Dire que j'aime est aussi une erreur fondamentale.
Etre imbécile et faire une approche débile comme je me suis amusé, et déjà le
faire sans fondements serait alors grande gageure.
Je vais donc être direct. J'adore votre façon d'écrire, votre plume.
Mais je ne sais pourquoi, je n'aime pas certains de vos textes.
Cela de fait pas de vous un de mes ennemis...Loin de là.
Je ne dis pas que vos textes sont mauvais...
Bien au contraire.
C'est le fond qui me gave un peu
C'est juste une appréciation personnelle.
Je suis, et j'en conviens, dans l'erreur.
C'est pourquoi je me poserai doucement sur vos écrits.
Car il est fort possible qu'une autre approche me permettra, alors, de mieux vous considérer.
Je suis convaincu qu'il faut parfois prendre le temps qui s'impose au moment.

Loïc ROUSSELOT
Merci, Loïc, pour votre passage et vos considérations.

Soyez rassuré : je ne fais que poster des textes tels qu'ils se sont imposés à moi, sans jamais affirmer qu'ils sont bons ou mauvais, et en étant d'ailleurs toujours un peu étonné moi-même de ces mots qui viennent et s'agencent (c'est un peu le sens, je crois, de ce que disait R. Char : "Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ne savons pas d'eux". Comment ces poèmes se frayent-ils un chemin à travers nos âmes surprises ? Ne sont-ils que singuliers et ne s'adressent-ils qu'à leur seul auteur ? Contiennent-ils également une part universelle, capable d'être comprise et ressentie par d'autres, qui, malgré leur altérité, nous sont nécessairement semblables ? etc...).

Je suis ensuite heureux de pouvoir les partager et toujours curieux - c'est bien naturel - de voir s'ils résonnent, et comment ils résonnent, chez d'autres personnes, inconnues de moi lorsque je les "publie" sur Internet ou proches lorsque je les envoie par courriel, SMS, manuscrits, etc...

Vous n'appréciez pas tous mes poèmes : tant mieux, moi aussi je ne les apprécie pas tous de la même manière, mais je les laisse vivre tels qu'ils se sont présentés à moi : boiteux ou élégants, vides ou profonds, comme je le suis sans doute moi-même également. Sans doute faites-vous d'ailleurs de même avec vos poèmes, que je n'apprécie pas non plus tous de la même manière (je préfère ainsi votre "Un Sari bleu" (lu sur LPDP) à "Un bien sacré";-)

Aubépin des Ardrets
 
#7
Bonsoir l'arabo berbère
c'est toujours avec plaisir que je dècouvre vos écris ,aucune raison pour vous flatter ,vous n'avez pas besoin, il suffit de voir tous les "POUR" pour comprendre q 'un seul "CONTRE" ne change rien!!!
Si j'aime une plume c'est que j'aime ses écrits ,sinon c'est contradictoire, c'est aussi mon avis personnel,le dire c'est un devoir ,ce poème est sublime ,sincère et sort du coeur.
Salutations sincères .
#la caravane passe,quoi qu'il se passe,jamais ne te lasse ,chèr arabo-berbère, avec qui l'échange me rend fière .
Merci, farida, pour votre lecture et ce gentil commentaire de soutien ;-)
 
#8
Un profond retour en arrière en un endroit charmant!

Merci à toi pour ce poème que tu as précieusement dessiné,

Amicalement, Polymnie2,
Merci, Polymnie2. L'endroit est effectivement charmant et, surtout, semble-t-il propice à la réflexion, à l'introspection au questionnement intime et universel. Vous avez raison : les poèmes sont peut-être parfois des dessins, même si la force des traits et le trouble qu'ils font parfois naître diffèrent quelque peu de l'émoi des mots ;-)
 
#9
J'aime beaucoup ce récit d'enfance en beau sonnet, son titre, et particulièrement les deux derniers tercets avec la vieillesse observatrice du temps passé, et la roue du moulin pour le rappeler. Une belle lecture vraiment! Merci!
Merci, prose16, pour cette lecture et ces fines observations. Plus l'âge avance et plus les choses se dévoilent ou s'opacifient : ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons ;-)