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Vega46

Maître Poète
#24
La culture c'est comme un parachute quand on en a pas on s'écrase lol pas de moi d'un humoriste mais lequel amicalement Kinkin
Merci Kinkin tu peux te l’approprier c’est le genre de phrases faciles à composer qui existent depuis très longtemps, on l’attribue à une personne connue cela fait bien.
Comme celle que je cite: « la culture c’est comme la confiture moins on en a plus on l’étale » attribuée soi-disant à Françoise Sagan alors que les étudiants en mai 68 sont à son origine!.
Lequel ?...personne ne le saura jamais!!.
 
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Vega46

Maître Poète
#30
La question des rimes se pose parfois dans la prose de Rimbaud, et dans la prose la plus prosaïque, la correspondance même du poète !

Rimbaud a appelé sa mère non pas la daronne, mais la "daromphe" ! Plus tard, il a déformé le mot "absinthe" en "absomphe", et il parle même précisément d'Académie d'Absomphe !
La fin de mot "-omphe" devient alors une espèce de suffixe inventé par Rimbaud!
En effet, le mot "triomphe" est supposé ne rimer avec aucun autre, il serait le seul à se terminer de la sorte et le mot "triomphe" vient du latin "triumphus", ce qui ne permet pas de remonter à un suffixe latin en "-umphus" que nous sachions !

Normalement, si on ajoute un préfixe ou un suffixe à un mot, c'est qu'on lui prête un sens qui va préciser la base du mot employé : j'ajoute un préfixe au verbe "faire", et j'obtiens des verbes qui ont un sens distinct : défaire, refaire ! Pour le verbe "saler", l'ajout du préfixe a une conséquence originale : "resaler", puisque le "s" continue de se prononcer comme un "s" et non comme un "z" alors même qu'il est entre deux voyelles : "maison", "roses", pour comparer ! Ou bien comparer avec "assaisonnement" ! Le suffixe s'ajoute à la fin du mot et les dictionnaires de référence en donnent souvent toute une liste dans les pages complémentaires sur la grammaire et la formation des mots ! Mais "-omphe" n'est pas le suffixe "-eur", car il faut retrouver le sens donné à ce suffixe inédit par Rimbaud !
Plutôt que de prendre le mot "triomphe" dans son acception banale, je propose de revenir à l'origine du mot!
Le triomphe est une cérémonie liée aux victoires des empereurs romains, et c'est cette association d'idées qui rend selon moi savoureuse la création "daromphe" où imaginer l'intraitable mère en son foyer en empereur vainqueur ! La note de la cérémonie est évidemment moins réjouissante !

Dans le cas de "l'Académie d'Absomphe", Rimbaud envisage l'orgie festive et la déchéance dans l'absinthe comme l'équivalent d'un glorieux festin d'empire romain célébrant une victoire !

Voilà, j'ignore si un rimbaldien a songé faire une mise au point sur le suffixe rimbaldien "-omphe" et ses effets poétiques ! Dont acte !