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Pépère le chat du poète. Suite. 15 septembre

#1
Sur l'ensemble de la commune de Mornay et sur celle de Sancoins, le temps s'était totalement arrêté. Les radios ne recevaient plus d'informations et la télévision s'était tue. La population était totalement affolée les horloges marquaient dix-neuf heures et le soleil dans le ciel était à midi. Momo, qui était sorti, remarqua ce soleil de plomb qui n'était pas celui d'un vingt-sept décembre. Le pauvre animal ne comprenait plus rien. Il prit la direction du champ en passant par l'autre côté de la route. Il s'était assuré de passer à l'abri de tout regard. Il voulait absolument savoir ce que faisaient les hommes dans la haie du champ à Cookie. Arrivé presque en face de la zone où il avait vu les hommes avec des machines extrêmement bruyantes, il entendit une voix qui venait de la haie. Il écouta attentivement et finit par écouter les mots. C'était toujours la même phrase comme un compact disque qui bogue.
- Maman moi peur, maman moi peur.
Il reconnut la voix de turbo et il avança doucement de peur qu'il ait une réaction instinctive et lui saute dessus. Au fond de lui, il souriait en se disant.
- Diantre, pour l'un des chats les plus héroïques de notre décennie, il y a de quoi rire à en perdre ses moustaches. Je ne vois, à son tableau de guerrier qu'une seule médaille, celle de la pleutrerie. Bon Maurice vas-y, doucement, ne sait-on jamais, pense avant tout à ton prestige.
Turbo dans la haie vit soudain l'autre chat et sortant de sa cachette le hélas en lui disant.
- Salut Momo, fait attention les hommes en face sont très dangereux. Je suis en mission spéciale pour le compte de Macronche et je les surveille.
Momo au fond de lui se disait. Hé bien, n'en avions pas assez d'un, voilà qu'un autre prend la relève. Mais où donc sommes nous ! Je ne peux croire que cet animal fasse partie de mes ancêtres et de mon rang. Il n'aura jamais mon lustre le bougre. Ses fariboles ne m'effraient pas. Morbleu, c'est un médaillé en mythomanie.
Plus loin dans la maison inoccupée, un œil s'ennuyait fortement. Il avait vainement essayé de dormir, mais les cris de la jument l'empêchaient de dormir. Il sortit pour voir ce qui se passait. Il y alla très discrètement et arrivé non loin de l'allée qui menait au pré, il vit un homme qui était visiblement en train de se disputer avec un groupe d'hommes en jaune. Il était complètement dépassé par ce qui se passait et ne savait plus quoi faire. Pas de réseau pour se mettre en rapport avec les autres chats de la bande. Il décida d'aller plus loin, là où étaient Turbo et Momo. À Sancoins, sœur Mathilde était contente de sa prouesse et le CRS était sur le sol se tenant les yeux. D'un seul coup sur le rond-point et sa zone qui l'avoisinait la nuit, se fit. La sœur, fut extrêmement surprise. Un halo de lumière se fit et sa voiture fut comme aspirée. C'était la soucoupe volante qui l'avait kidnappé sous les yeux ébahis de plus de vingt automobiles et un car de gendarmes. Elle se retrouva dans une sorte de bulle en verre. Des être démesurément hauts l'observaient et parlaient entre eux. Sœur Mathilde, mit cinq à dix minutes avant de réaliser. Sans doute l'effet de la colère, de l'alcool et de l'extasie qui se dissipait. Elle regarda fixement les créatures et s'écria.
- J'ai soif, j'ai soif, allez me chercher le barbu pouilleux. Ce n'est pas à des sbires d'occasion que je veux parler. Dites à ce malpoli qu'il vienne avec une bouteille de vin et rapidement. Bon alors ipomme pourri tu crânes moins à présent hein. J'aurai dû emmener Mike lui qui aime les surprises, il aurait été servi. Pfff alors où qu'il est le cucul plein de caca qui a peur d'une pauvre sœur de quatre-vingt-deux ans.
Lolo était enfin arrivé à la brasserie et il croisa le pape qui descendait à pieds vers le canal. Il dit à Coin-coin.
- Il s'en va seul, notre saint homme, je vais aller avec lui pour surveiller. Peux-tu prévenir Pépère de ce qui se passe avec sœur Mathilde et l'histoire de l'heure. C'est étrange qu'il ne m'en ait pas parlé.
- Fle fle fle, oui, je vais le prévenir, fle fle fle.
Chacun des animaux partit de son côté. Coin-coin fut arrêté dans son élan, il avait reconnu dans la salle un boucher qui était sur la commune. Il avait peur de finir au barbecue et ne savait pas comment faire. Le Pépère était toujours avec son bol de catifactions devant le ministre qui n'en pouvait plus d'admiration, et qui lui dit.
- J'espère que son mal de tête va passer avec une aspirine. C'est très gênant cela empêche de réfléchir.
- Oui cela et gênant et c'est embêtant comme vous dites. Ceci dit, ce n'est pas plus grave que mon poivrot qui a de tel maux de tête que ça fait trembler les planches de son chalet pendant que je fais le ménage. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai découvert son trafic d'armes. Puis que voulez-vous, je réfléchis trop. J'ai de l'intelligence à revendre.
- Ça ne se vend pas malheureusement, pas plus que du vent, lui dit le ministre.
- J'ai eu un commerce de vent moi.
- Un commerce de vent ! Expliquez moi monsieur Pépère.
- Voilà l'histoire, c'était en quinze cent quatre-vingt. Il y avait eu une cyber attaque sur la toile qui avait paralysé tout le trafic internet. Du coup, tout était à l'arrêt, les chars n'avaient plus d'essence, car il n'y avaient plus de cb, les camions pareils, les trains plus d'aiguillage. Du coup, nous avions ressorti les bateaux de toutes sortes. Éole et Zéphyr avaient été embauchés par madame terre pour pousser les bateaux les péniches auxquelles on avait installé des voiles. Le problème, c'est qu'il voulait travailler à trente-cinq heures et madame terre leur avait promis de payer les heures supplémentaires. À l'époque, j'étais biologiste dans un laboratoire en Espagne. Je travaillais sur la fleur à oreille. C'est une espèce qui a des oreilles et elles étaient toutes contaminées par un virus qui n'était pas l'otite. Les pauvres n'en pouvaient plus de douleur. Malheureusement, je ne pouvais pas communiquer avec les autres laboratoires dans le monde. J'étais au chômage technique. Je reçois un courrier de madame terre qui me dit qu'Éole et Zéphyr sont en grève. C'est alors que j'ai eu l'idée de génie de greffer des bouches à la place des oreilles aux fleurs que je soignais. J'ai posé un brevet et ensuite fait fabriquer une usine et j'étais devenu vendeur de vent voilà monsieur.
- Simplement génial, Pépère quelle classe.


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