Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web.
Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.

  • Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Mon Vieux

coqhardi

Maître Poète
#1
Tous les matins, il se levait, passait au lavabo
Il avait une toux matinale, allumer la radio
Buvait son café noir fumait son mégot
A la fenêtre ouverte, il regardait les oiseaux

Il enfilait son bleu de travail sur le dos
Musette, sandwich il partait au boulot
A pied, il n‘avait pas le permis auto
Ou parfois, il partait avec Momo

Dans le brouillard et la grisaille
Il bossait en usine sur une cisaille
A midi, il rentrait de son travail
Deux verres de rouge et victuailles

Il repartait pour une heure et demie
Avec une chopine de vin aigri
Pas de souvenirs d’un mot gentil
Avec son bleu sali gras devenu gris

A 17h, il rentrait direction le jardin
Râteau, binette et semences en main
Ou il aidait souvent le fermier du coin
A traire ses vaches et étaler le purin

Ce dernier lui rendait vraiment bien
En baisant ma mère dans le foin
Était-il au courant par ses copains
Surement mais il ne disait rien

Il revenait avec de la paille à ses bottes
Et une timbale tirée des pies de Chocotte
Parfois le soir, il allait faire une belote
Au café de la place avec ses potes

Quand il était bourré il allait au lit
Pas de violences, pas de cris
La soupe au Viandox fait par Marie
Sur un coin de table passait la nuit

Le Dimanche matin rasage de près
Il sentait bon le parfum ambré
Il écoutait à la radio sa station préférée
Pour parier sur les bourrins et faire son tiercé

Avec ses gains, il m’avait acheté une poupée
C’était ma confidente, je l’habillais, la coiffais
C’est le seul cadeau qui vient à ma pensée
Par mon père soi-disant un mystère jamais élucidé

Je n’ai pas de souvenirs de bisous, de caresses
Ni de réprimandes, de tapes sur les fesses
Même pour les devoirs, il laissait ça à la maitresse
Il était détaché et faisait preuve de largesse

Le Dimanche, nous recevions beaucoup de monde
Des tatas, des tontons, des cousins autour de la table ronde
Ils partageaient les gâteaux au chocolat de Tata Raymonde
Il y avait débats, bourgeois, patrons ça sentait la fronde

Tu vois Daniel, il n’y a pas que toi qui avait un vieux
Mais le mien n’avait pas de pardessus râpé, qu’un bleu
Ce n’était pas le paradis, pas la misère, ni mal ni mieux
Parfois je voudrais qu’il soit près de moi depuis qu’il est aux cieux






 
#6
Un poème où le sujet pousse à la réflexion!
Se remémorer la simplicité aux larges gestes
du cœur!
Les us et coutumes étaient à la fête
l'ordinaire porté n'était pas regardé!
Il y avait aussi l'époque, où les services
gracieux, étaient remerciés par une volaille
ou des œufs! Ce courant offert ne pouvait
être refusé c'était un manque de simplicité
et un affront pour le généreux!
Ceci était surtout en campagne!

Si les jours, comme il arrive maintenant
parfois, tout devient soucis pour ne pas
déplaire à certains!
Qui retarde la montre du temps?

Merci Coqhardi, pour nous rappeler
ce temps "délicieux" tout le monde
adhère dans la ou les difficultés qui étaient
courantes et ne gâchaient les humeurs!
A ce demander si difficultés existaient
en les esprits?

Amitiés, Poly