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Michel, dans la plaine agenaise

Eléâzar

Maître Poète
#1
Cher Michel dans la plaine agenaise
Nous marchions et tu me regardais
Pendant que très muet je gardais
En tête un air de la Javanaise

Tu disais où est don’ ta pensée
Mais je ne pouvais pas l’exprimer
Car j’avais vu d’autres déprimer
Après une idée mal dépensée

Michel en tant qu’enfant je conserve
En secret des discours et des chants
Qui mettent mes pas sur les grands champs
Voulant que d’une herbe je me serve

Ta racine est-elle bisontine
En accord avec ce bon Victor
Riais-tu la bouche qui se tord
Avec ta malice byzantine

Sapristi d’où tires-tu ce rire
Qui monte à ton mont de clairvoyance
Avivant les vents de la croyance
Que tu pus que tu sus me décrire

Tu entends les pleurs des fleurs sous serres
Alors que se plaisent les pruneaux
Sous l'ouverte aile des étourneaux
Qui t’aiment ô mon cher Michel Serres.
 

Venezio

Maître Poète
#2
Merci Eléâzar, bel hommage. J'aime son fameux :

"D’un côté, je suis l’homme de la joie, du courage, de la force, de l’œuvre accomplie dans un tressaillement suraigu d’allégresse, de l’idée qui vient comme de la grâce, du monde éprouvé comme fortune, assumé, participé, de la divine beauté des choses, de toutes choses […] Et puis, de l’autre, je suis l’homme du malheur, de la misère, de l’angoisse et du désespoir, de la solitude invinciblement attachée à la peau, le damné sans pardon, l’errant, le naufragé ; l’homme de l’assomption intégrale des abandons, sous le joug d’une culpabilité sans grâce, écrasé, terrassé, minéral."
 

Eléâzar

Maître Poète
#3
Merci Eléâzar, bel hommage. J'aime son fameux :

"D’un côté, je suis l’homme de la joie, du courage, de la force, de l’œuvre accomplie dans un tressaillement suraigu d’allégresse, de l’idée qui vient comme de la grâce, du monde éprouvé comme fortune, assumé, participé, de la divine beauté des choses, de toutes choses […] Et puis, de l’autre, je suis l’homme du malheur, de la misère, de l’angoisse et du désespoir, de la solitude invinciblement attachée à la peau, le damné sans pardon, l’errant, le naufragé ; l’homme de l’assomption intégrale des abandons, sous le joug d’une culpabilité sans grâce, écrasé, terrassé, minéral."
Merci, cher ami, de me rappeler cet inoubliable passage.