• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Les portes du camposanto

lilasys

Maître Poète
#1
Les portes du camposanto

J’ai marché dans les rues, dans un rêve insensé,
Sachant que la distance à pied prendrait du temps,
Je suis témoin de ce perdre haleine dans ces champs,
Toi, toujours toi visant dans la mêlée, sonne-le lancé.

C’est le jouer du volant qui mène vers ton toit,
Mais la partie commence quand se dresse la montagne,
Ma voie capricieuse, ose ravir la route de cocagne,
Les yeux au bord de l’âme, je m’arrache à toi.

J’ai tenté de me perdre dans un autre ailleurs,
Là où mon regard ne croiserait la Sainte table,
Des kilomètres entre lui et nous en crotte de Diable,
Manière de sécher ce R.D.V aux sombres douleurs.

Et puis, j’ai séduis la panne pour commettre mon délit,
La voiture insultée, ordonne d’assumer mes responsabilités,
C’est qu’elle cause la petite, elle n’assure les jouets circuités,
Elle a encore du bagou, cette vendue sous couvre lit.

J’ai beau connaître les yeux fermés, ce terrible chemin,
Je poursuis mon escapade vers le bord de rivière,
Là où on pêchait, dans ce coin perdu tel sanctuaire,
Où plus loin on écoutait les femmes machine à main.

Le bonheur était là ! Face à face avec nos projets
Vivre loin des villes qui polluent le vocabulaire
Avec nos mots inventés devant Monsieur le maire
Qui n’osait répondre aux questions en chants de geai

Tu étais une canaille et moi simplement ta sœur,
Celle qui s’étouffait de rire à chacune de tes idées,
Le monde est fou, on a compris cher hominoïdé,
La terre est servile pour couper en deux les cœurs.

J’apparaîtrais un jour devant ta nouvelle maison,
Même si les cieux font de cette journée un orage,
Je caresserais ta tombe, paume de ma main en hommage
A cet homme humble qui est à jamais mon antipoison.


A Mon frère

LILASYS …..


207889df.gif
 

luron1er

Administrator
Membre du personnel
#3
J’apporte à ton camp en alto.

J’ai couru sur l’avenue pour une trêve amusée,
Prônant mon insistance aux vers de tes pieds dans l’instant,
Je suis un es-plus à perdre ma laine sur tes chants,
Toi, jamais te ravisant de mes emmêlés, donne ! Pour mon musée.


C’est louer ton cerf-volant qui m’amène toujours vers toi,
Mais la partie recommence quand j’adresse mes mots vagues,
J’envoie à ma précieuse, j’ose sévir sans doute en blague,
Le vieux du nord des dames se cache, mais festoie.


J’ai osé m’égarer avec un autre tailleur,
Ici où mon œil décroiserait ta feinte abordable,
Des millimètres entre toi et moi en griotte adoptable,
Manière de lécher un R.D.V aux belles couleurs.


Au puits, j’ai réduis mes vannes sans me mettre dans ton lit,
Ta voix dure consultée m’ordonne d’assumer mes responsabilités,
C’est pour elle une pause très petite qui rassure par mes idées futées,
Pas toujours de bon goût, dont le rendu m’anoblit.


J’ai beau renaître en vieux paumé par un meilleur carmin,
Je te suis en escalade vers le nord pour une bière,
Là où je prêchais pour un soin éperdu en arrière,
Au plus loin où j’écourtais tes flammes de faits inhumains.


Mon honneur est là ! Face à la glace de tes objets,
Rire loin des brouilles, ils nous polluent, ces patibulaires,
Avec tes maux à vanter, grande madame mère,
Je n’oserais pondre aux immenses chants des rejets.


Je suis une fripouille pour toi simplement de coeur,
Celui qui s’essouffle à sourire pour t’accommoder,
Ma ronde est folle, y compris si elle s’est attardée,
Ma verve est gracile pour regrouper tes voeux, sœurs !


Je veux paraître en un tour devant ta nouvelle maison,
Même si les dieux en font de cette tournée un vœux sage,
Je dresserais en trombe, le baume demain en faux mage,
Pour cette femme humble qui mériterais un blason.


Pour ma sœur. (de cœur)
 

lilasys

Maître Poète
#5
Je suis de tout cœur avec toi !
Mes amitiés sincères
Marc
Merci Marc .......Il n'y a que le temps qui permet de supporter l'insupportable mais le temps triche car il joue par étapes ....Réserve des mi-temps , nous bloque souvent au début comme si cet événement n'avait pas eu lieu , arrive en torrents d'eau inépuisables, s’apaise en mare sous la mélodie de roseaux qui dansent ......Et le temps passe, il est inutile de chercher à zapper cette personne qui a existé ......Parfois le flou fait son apparition et plus on en parle, plus il vit et plus il vit plus on VIT ........
Bisous pour ta grande gentillesse .....Bon la moto à 80 km c'est bon!! Tu t'habitues ? T'inquiète, on sera à pied bientôt ...Sourire

images.jpg
 

Cortisone

Maître Poète
#7
Les portes du camposanto

J’ai marché dans les rues, dans un rêve insensé,
Sachant que la distance à pied prendrait du temps,
Je suis témoin de ce perdre haleine dans ces champs,
Toi, toujours toi visant dans la mêlée, sonne-le lancé.


C’est le jouer du volant qui mène vers ton toit,
Mais la partie commence quand se dresse la montagne,
Ma voie capricieuse, ose ravir la route de cocagne,
Les yeux au bord de l’âme, je m’arrache à toi.


J’ai tenté de me perdre dans un autre ailleurs,
Là où mon regard ne croiserait la Sainte table,
Des kilomètres entre lui et nous en crotte de Diable,
Manière de sécher ce R.D.V aux sombres douleurs.


Et puis, j’ai séduis la panne pour commettre mon délit,
La voiture insultée, ordonne d’assumer mes responsabilités,
C’est qu’elle cause la petite, elle n’assure les jouets circuités,
Elle a encore du bagou, cette vendue sous couvre lit.


J’ai beau connaître les yeux fermés, ce terrible chemin,
Je poursuis mon escapade vers le bord de rivière,
Là où on pêchait, dans ce coin perdu tel sanctuaire,
Où plus loin on écoutait les femmes machine à main.


Le bonheur était là ! Face à face avec nos projets
Vivre loin des villes qui polluent le vocabulaire
Avec nos mots inventés devant Monsieur le maire
Qui n’osait répondre aux questions en chants de geai


Tu étais une canaille et moi simplement ta sœur,
Celle qui s’étouffait de rire à chacune de tes idées,
Le monde est fou, on a compris cher hominoïdé,
La terre est servile pour couper en deux les cœurs.


J’apparaîtrais un jour devant ta nouvelle maison,
Même si les cieux font de cette journée un orage,
Je caresserais ta tombe, paume de ma main en hommage
A cet homme humble qui est à jamais mon antipoison.


A Mon frère

LILASYS …..


Afficher la pièce jointe 18689
Très bel hommage à ton frère
Merci de ce partage émouvant
Bises lola
Gaby
 

Perceval

Maître Poète
#9
Merci Marc .......Il n'y a que le temps qui permet de supporter l'insupportable mais le temps triche car il joue par étapes ....Réserve des mi-temps , nous bloque souvent au début comme si cet événement n'avait pas eu lieu , arrive en torrents d'eau inépuisables, s’apaise en mare sous la mélodie de roseaux qui dansent ......Et le temps passe, il est inutile de chercher à zapper cette personne qui a existé ......Parfois le flou fait son apparition et plus on en parle, plus il vit et plus il vit plus on VIT ........
Bisous pour ta grande gentillesse .....Bon la moto à 80 km c'est bon!! Tu t'habitues ? T'inquiète, on sera à pied bientôt ...Sourire

Afficher la pièce jointe 18763
La Moto a 80km/h oui je m'habitue surtout lorsqu'il me faut remonter les files de voitures !!! pas bien !! je sais ;-)
Bisous !
Marc
 

lilasys

Maître Poète
#10
......
Les portes du camposanto......Les portes du cimetière


J’ai marché dans les rues, dans un rêve insensé, (J'ai marché (au lieu de courir) dans l'espoir de me perdre
Sachant que la distance à pied prendrait du temps,(bon là tu as compris au moins)
Je suis témoin de ce perdre haleine dans ces champs,(souvenir quand on courait dans les champs et il gagnait la course)
Toi, toujours toi visant dans la mêlée, sonne-le lancé.(Toi toujours toi visant la mêlé qui te suivait au son du départ)


C’est le jouer du volant qui mène vers ton toit,( je jouais avec mon volant de voiture pour aller vers toi)
Mais la partie commence quand se dresse la montagne,(mais je prends d'autres chemins jusqu'à que la montagne me stoppe)
Ma voie capricieuse, ose ravir la route de cocagne,(la route aveugle où j'ose la route qui mène nulle part)
Les yeux au bord de l’âme, je m’arrache à toi.(ma tristesse est telle que je fuis ce cimetière)



J’ai tenté de me perdre dans un autre ailleurs,( facile je cherche un endroit où je ne veux voir sa tombe)
Là où mon regard ne croiserait la Sainte table,( là où je ne verrais aucune croix et saint ""le tableau de la cène)
Des kilomètres entre lui et nous en crotte de Diable,(une immense distance avec ce Dieu )
Manière de sécher ce R.D.V aux sombres douleurs.(oui manière de louper ce R.D.V que j'ai promis qui n'est que douleurs)


Et puis, j’ai séduis la panne pour commettre mon délit,(je fais semblant de tomber en panne de voiture pour ne pas venir)
La voiture insultée, ordonne d’assumer mes responsabilités,(La voiture n'aime pas que je dise qu'elle ne marche pas et exige que je ME DISE LA VÉRITÉ
C’est qu’elle cause la petite, elle n’assure les jouets circuités,( la voiture parle et est loin d'être en état d'abandonner
Elle a encore du bagou, cette vendue sous couvre lit. (elle parle beaucoup cette traite dans ma tête , elle a de quoi sous son capot


J’ai beau connaître les yeux fermés, ce terrible chemin,(je connais la route du cimetière par coeur)
Je poursuis mon escapade vers le bord de rivière,(mais les souvenirs reviennent quand je le suivais dans ses bétises)
Là où on pêchait, dans ce coin perdu tel sanctuaire,(On pêchait AH oui des poissons , tel sanctuaire! parce qu'il se jetait sous la cascade et me faisait peur
Où plus loin on écoutait les femmes machine à main.(au loin oui il y avait à l'époque des femmes qui lavaient le linge à l'eau vive )


Le bonheur était là ! Face à face avec nos projets ( le bonheur !! on se racontait ce que nous ferions plus grand, nos projets à chacun )
Vivre loin des villes qui polluent le vocabulaire( on aimait la campagne et nos venues en ville avec nos parents on se rendait compte du parlé des gens grossiers )
Avec nos mots inventés devant Monsieur le maire(il inventait des mots que je répétais , même un jour il a posé une question au Maire durant la fête...Avec des mots qui voulaient rien dire )
Qui n’osait répondre aux questions en chants de geai( le maire rouge de honte n'osait pas dire qu'il comprenait pas , qui peut comprendre le chant d'un oiseau ?


Tu étais une canaille et moi simplement ta sœur,(mon père le sortait pas content mais c'était juste un joueur, une canaille qui aimait les blagues )
Celle qui s’étouffait de rire à chacune de tes idées,(oui toutes les conneries qu'il faisaient et me tordaient de rire , moi sa petite soeur cadette de 4 ans
Le monde est fou, on a compris cher hominoïdé,(on se foutait de ce monde de primate qui ressemble à l'homme)
La terre est servile pour couper en deux les cœurs.(mais la terre couvre l'amour de tous pour couper nos coeurs en deux


J’apparaîtrais un jour devant ta nouvelle maison,(je viendrais un jour sur ton caveau )
Même si les cieux font de cette journée un orage,( même si je dois souffrir de tout ce mal qui m'étouffe)
Je caresserais ta tombe, paume de ma main en hommage( le seul hommage est de toucher ce marbre froid)et lire son nom sur la stèle m'est insupportable)
A cet homme humble qui est à jamais mon antipoison.(cet homme mon frère aimer de tous par sa grandeur d'âme qui est pour toujours celui que j'écoute pour ne pas chuter ......


J'aurais du faire une prose, oui raconter tout simplement et oublier les quatrains et tous ces machins chouette pourtant nous sommes ici pour écrire de la poésie, nous sommes ICI pour ça .......NON ?

Notre vie est un long-métrage dont nous sommes les réalisateurs, bien que nos destins soient tracés, nous la compliquons en faisant des détours qui n'en valent pas la peine.

Matripa


0hh5rnn7.gif
 

zuc

Administrator
Membre du personnel
#16
très émouvant Lilas,

je vois que tu as supprimé ta réponse à Simlecteur

je comprend ton émotion et ta colère
tu as bien fais mais peut être aurais tu pu lui la reformuler plus explicitement et plus simplement et calmement
car effectivement la chanson de Gainsbourg était mal venue,
j'ose supposé qu'il s'agissait la d'une mauvaise interprétation de ton poème et qu'il n'a pas vue la porté de son geste
 

Matthale

Administrator
Membre du personnel
#20
......
Les portes du camposanto......Les portes du cimetière


J’ai marché dans les rues, dans un rêve insensé, (J'ai marché (au lieu de courir) dans l'espoir de me perdre
Sachant que la distance à pied prendrait du temps,(bon là tu as compris au moins)
Je suis témoin de ce perdre haleine dans ces champs,(souvenir quand on courait dans les champs et il gagnait la course)
Toi, toujours toi visant dans la mêlée, sonne-le lancé.(Toi toujours toi visant la mêlé qui te suivait au son du départ)


C’est le jouer du volant qui mène vers ton toit,( je jouais avec mon volant de voiture pour aller vers toi)
Mais la partie commence quand se dresse la montagne,(mais je prends d'autres chemins jusqu'à que la montagne me stoppe)
Ma voie capricieuse, ose ravir la route de cocagne,(la route aveugle où j'ose la route qui mène nulle part)
Les yeux au bord de l’âme, je m’arrache à toi.(ma tristesse est telle que je fuis ce cimetière)



J’ai tenté de me perdre dans un autre ailleurs,( facile je cherche un endroit où je ne veux voir sa tombe)
Là où mon regard ne croiserait la Sainte table,( là où je ne verrais aucune croix et saint ""le tableau de la cène)
Des kilomètres entre lui et nous en crotte de Diable,(une immense distance avec ce Dieu )
Manière de sécher ce R.D.V aux sombres douleurs.(oui manière de louper ce R.D.V que j'ai promis qui n'est que douleurs)


Et puis, j’ai séduis la panne pour commettre mon délit,(je fais semblant de tomber en panne de voiture pour ne pas venir)
La voiture insultée, ordonne d’assumer mes responsabilités,(La voiture n'aime pas que je dise qu'elle ne marche pas et exige que je ME DISE LA VÉRITÉ
C’est qu’elle cause la petite, elle n’assure les jouets circuités,( la voiture parle et est loin d'être en état d'abandonner
Elle a encore du bagou, cette vendue sous couvre lit. (elle parle beaucoup cette traite dans ma tête , elle a de quoi sous son capot


J’ai beau connaître les yeux fermés, ce terrible chemin,(je connais la route du cimetière par coeur)
Je poursuis mon escapade vers le bord de rivière,(mais les souvenirs reviennent quand je le suivais dans ses bétises)
Là où on pêchait, dans ce coin perdu tel sanctuaire,(On pêchait AH oui des poissons , tel sanctuaire! parce qu'il se jetait sous la cascade et me faisait peur
Où plus loin on écoutait les femmes machine à main.(au loin oui il y avait à l'époque des femmes qui lavaient le linge à l'eau vive )


Le bonheur était là ! Face à face avec nos projets ( le bonheur !! on se racontait ce que nous ferions plus grand, nos projets à chacun )
Vivre loin des villes qui polluent le vocabulaire( on aimait la campagne et nos venues en ville avec nos parents on se rendait compte du parlé des gens grossiers )
Avec nos mots inventés devant Monsieur le maire(il inventait des mots que je répétais , même un jour il a posé une question au Maire durant la fête...Avec des mots qui voulaient rien dire )
Qui n’osait répondre aux questions en chants de geai( le maire rouge de honte n'osait pas dire qu'il comprenait pas , qui peut comprendre le chant d'un oiseau ?


Tu étais une canaille et moi simplement ta sœur,(mon père le sortait pas content mais c'était juste un joueur, une canaille qui aimait les blagues )
Celle qui s’étouffait de rire à chacune de tes idées,(oui toutes les conneries qu'il faisaient et me tordaient de rire , moi sa petite soeur cadette de 4 ans
Le monde est fou, on a compris cher hominoïdé,(on se foutait de ce monde de primate qui ressemble à l'homme)
La terre est servile pour couper en deux les cœurs.(mais la terre couvre l'amour de tous pour couper nos coeurs en deux


J’apparaîtrais un jour devant ta nouvelle maison,(je viendrais un jour sur ton caveau )
Même si les cieux font de cette journée un orage,( même si je dois souffrir de tout ce mal qui m'étouffe)
Je caresserais ta tombe, paume de ma main en hommage( le seul hommage est de toucher ce marbre froid)et lire son nom sur la stèle m'est insupportable)
A cet homme humble qui est à jamais mon antipoison.(cet homme mon frère aimer de tous par sa grandeur d'âme qui est pour toujours celui que j'écoute pour ne pas chuter ......


J'aurais du faire une prose, oui raconter tout simplement et oublier les quatrains et tous ces machins chouette pourtant nous sommes ici pour écrire de la poésie, nous sommes ICI pour ça .......NON ?

Notre vie est un long-métrage dont nous sommes les réalisateurs, bien que nos destins soient tracés, nous la compliquons en faisant des détours qui n'en valent pas la peine.

Matripa


Afficher la pièce jointe 18797
Merci du partage :)

Amitiés, Matthale