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Le héron et le chevalier (fable)

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Maître Poète
#1
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Le héron et le chevalier
Au bord humide d’un marais large et grassouillet
Deux amis ailés de retour périlleux de la migration
Heureux conversèrent de leurs belles satisfactions
Et l’on se donna rendez-vous pour un riche dîner
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Le chevalier combattant reçu dans sa haute haie
Le beau héron pourpré, oiseau au fort grand bec
Un repas festif attendait, préparé le bon hôte gallec
De pavés au menu, mammifères invertébrés grillés
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Notre pauvre héron glouton de la chair à poissons
Fut désabusé quand, quiet il vit le sieur chevalier
S’empiffrer le repas, sans souci pour ce cher allier
Qui ne dit mot, patienta, et quitta l’ami à sa raison
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Les mois passèrent avant que chacun ne reparte
Dans de nouvelles contrées au nid du bel amour
Le héron dit au chevalier : - L’ami qu’en penses-tu !
Je t’invite demain avant notre départ qui se tarde
¤
Le chevalier combattant s’en vint avide au marais
Le héron l’attendait, le festin prêt à se faire déguster
On se mit à table devant deux cruches bien effilées
Le héron enfoui son long bec au plus profond aisé
¤
Il avala sage un poisson et fit un signe au chevalier
- Ne te gêne pas cette cruche là, est toute à toi
Le chevalier interloqué s’inquiéta : - Pardon! Ma foi!
Comment ferai-je ! De mon petit bec je ne saurai!
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Comment se fasse ! Que vous me traitassiez ainsi !
- Voilà bien forfaiture à mon endroit ; Que nenni!
C’est alors que le héron, assuré de son geste sourit
Souvenez vous mon cher, il se fut un repas étourdi
¤
- Que pouvez-vous dire qui ne soit pour vous délit
Respecté j’eus aimé, entendre votre cri de contrition
Pour que vous sachiez que me nuire n’était solution
Aussi je me dois de vous punir de cet acte interdit
¤
Ne tentez malsain de nuire un jour à quiconque
Vous pourriez à votre tour, subir ce mauvais sort
Cela ne pourra être que juste ; C’est là une loi d’or
Que celle du talion, qui n’est parade quelconque.
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