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La toile de l’orientale

luron1er

Administrator
Membre du personnel
#1
La toile de l’orientale

Le cœur
-Qu’étiez-vous, qu’étiez-vous, mes frères ?
Vous faussez mes fonds soucieux.
Comme des vampes funéraires,
Vos égards brillent en vos yeux.
Mes peintures sont déchirées ;
Par deux doigts, hors de l’étui,
Sur vos choix, à jamais tirées,
Mes larmes des bagnards ont lui.


Le fer gainé
N’étiez-vous pas élevé sur toile aujourd’hui ?


Le cœur
Je n’en venais aux mains, mes frères,
Soigneurs de main, je revenais,
Tachée aux égards téméraires
Des amours et des Albanais,
Délaissant exprès la mosquée
De mon châle enfin recouvert,
Le flaire hardi m’a suffoqué :
Mon cadre un moment s’est ouvert.


Le fer gainé
Une forme alors lassait ? Une forme de gitan vert ?


Le cœur
Non,… sûrement due à son audace
A bien vu les traits dévoilés
- Mais vous priez en foi basse,
A foi basse, vous vous parlez.
Vous faut-il un rang ? Pour votre âme,
Mes fers, ils n’ont pu les voir.
Trace ! Murez-vous une femme
Faible et nue pour votre pouvoir ?


Le fer gainé
L’appareil était bouge dès son toucher ce soir !


Le cœur
Trace ! L’ai-je fait ? Trace ! Grâce !
Vieux ! Quatre cafards sur son flanc !
Oh ! Par mon joujou que j’embrasse
O ma toile au joli cadre blanc !
N’essuyez pas mes mains qui saignent,
Mes fers, revenez sur vos pas !
Par tous vos égards qui s’éteignent
Etend ma belle toile en trépas.


Le fer gainé
C’en est un que du moins tu ne vendras pas !

Pastiche de : Le voile dans les orientales de Victor Hugo (septembre 1828)

Le voile dans les orientales de Victor Hugo (septembre 1828)

La sœur
-qu’avez-vous, qu’avez-vous, mes frères ?

Vous haussez des fronts soucieux.
Comme des lampes funéraires,
Vos regards brillent dans vos yeux.
Vos ceintures sont déchirées ;
Déjà trois fois, hors de l’étui,
Sous vos doigts, à demi tirées,
Les lames des poignards ont lui.

Le frère aîné
N’avez-vous pas levé votre voile aujourd’hui ?

La sœur
Je revenais du bain, mes frères,
Seigneurs, du bain je revenais,
Cachée aux regards téméraires
Des Giaours et des Albanais,
En passant près de la mosquée
Dans mon palanquin recouvert,
L’air du midi m’a suffoquée :
Mon voile un instant s’est ouvert.

Le second frère.
Un homme alors passait ? Un homme en caftan vert ?

La sœur
Oui,… peut-être,… mais son audace
N’a point vu mes traits dévoilés…
- Mais vous parlez à voix basse,
A voix basse vous vous parlez.
Vous faut-il du sang ? Sur votre âme,
Mes frères, il n’a pu me voir.
Grâce ! Tûrez-vous une femme,
Faible et nue en votre pouvoir ?

Le troisième frère.
Le soleil était rouge à son coucher ce soir !

La sœur
Grâce ! Qu’ai-je fait ? Grâce ! Grâce !
Dieu ! Quatre poignards dans mon flanc !
Ah ! Par vos genoux que j’embrasse…
O mon voile ! O mon voile blanc !
Ne fuyez pas mes mains qui saignent,
Mes frères, soutenez mes pas !
Car sur mes regards qui s’éteignent
S’étend un voile de trépas.

Le quatrième frère
C’en est un que du moins tu ne lèveras pas !
 

lilasys

Maître Poète
#2
La toile de l’orientale

Le cœur
-Qu’étiez-vous, qu’étiez-vous, mes frères ?
Vous faussez mes fonds soucieux.
Comme des vampes funéraires,
Vos égards brillent en vos yeux.
Mes peintures sont déchirées ;
Par deux doigts, hors de l’étui,
Sur vos choix, à jamais tirées,
Mes larmes des bagnards ont lui.


Le fer gainé
N’étiez-vous pas élevé sur toile aujourd’hui ?


Le cœur
Je n’en venais aux mains, mes frères,
Soigneurs de main, je revenais,
Tachée aux égards téméraires
Des amours et des Albanais,
Délaissant exprès la mosquée
De mon châle enfin recouvert,
Le flaire hardi m’a suffoqué :
Mon cadre un moment s’est ouvert.


Le fer gainé
Une forme alors lassait ? Une forme de gitan vert ?


Le cœur
Non,… sûrement due à son audace
A bien vu les traits dévoilés
- Mais vous priez en foi basse,
A foi basse, vous vous parlez.
Vous faut-il un rang ? Pour votre âme,
Mes fers, ils n’ont pu les voir.
Trace ! Murez-vous une femme
Faible et nue pour votre pouvoir ?


Le fer gainé
L’appareil était bouge dès son toucher ce soir !


Le cœur
Trace ! L’ai-je fait ? Trace ! Grâce !
Vieux ! Quatre cafards sur son flanc !
Oh ! Par mon joujou que j’embrasse
O ma toile au joli cadre blanc !
N’essuyez pas mes mains qui saignent,
Mes fers, revenez sur vos pas !
Par tous vos égards qui s’éteignent
Etend ma belle toile en trépas.


Le fer gainé
C’en est un que du moins tu ne vendras pas !

Pastiche de : Le voile dans les orientales de Victor Hugo (septembre 1828)

Le voile dans les orientales de Victor Hugo (septembre 1828)

La sœur
-qu’avez-vous, qu’avez-vous, mes frères ?

Vous haussez des fronts soucieux.
Comme des lampes funéraires,
Vos regards brillent dans vos yeux.
Vos ceintures sont déchirées ;
Déjà trois fois, hors de l’étui,
Sous vos doigts, à demi tirées,
Les lames des poignards ont lui.

Le frère aîné
N’avez-vous pas levé votre voile aujourd’hui ?

La sœur
Je revenais du bain, mes frères,
Seigneurs, du bain je revenais,
Cachée aux regards téméraires
Des Giaours et des Albanais,
En passant près de la mosquée
Dans mon palanquin recouvert,
L’air du midi m’a suffoquée :
Mon voile un instant s’est ouvert.

Le second frère.
Un homme alors passait ? Un homme en caftan vert ?

La sœur
Oui,… peut-être,… mais son audace
N’a point vu mes traits dévoilés…
- Mais vous parlez à voix basse,
A voix basse vous vous parlez.
Vous faut-il du sang ? Sur votre âme,
Mes frères, il n’a pu me voir.
Grâce ! Tûrez-vous une femme,
Faible et nue en votre pouvoir ?

Le troisième frère.
Le soleil était rouge à son coucher ce soir !

La sœur
Grâce ! Qu’ai-je fait ? Grâce ! Grâce !
Dieu ! Quatre poignards dans mon flanc !
Ah ! Par vos genoux que j’embrasse…
O mon voile ! O mon voile blanc !
Ne fuyez pas mes mains qui saignent,
Mes frères, soutenez mes pas !
Car sur mes regards qui s’éteignent
S’étend un voile de trépas.

Le quatrième frère
C’en est un que du moins tu ne lèveras pas !
J'avoue, j'ai aimé , alors on partage la médaille en chocolat ,
Bisous .....Mais une grosse médaille ....Rires

images (61).jpg
téléchargement (9).jpg
téléchargement (23).jpg Bon appétit et à la votre , j'invite Brigitte même si elle ne dit rien ....