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La sorcière.

ROUSSELOT

Maître Poète
#1
La sorcière.

Au bord de mer, assise sur un banc
Elle regarde voguer le vieux gréement
Poussé par le vent caressant ses cheveux blancs
Passe devant elle un majestueux goéland
Elle cherche en lui le regard de ses amants

La gloire de sa beauté est inscrite en rides
Dont la larme isolée inondera le Ried
Elle contemple la vague, onde d’une vie
Effaçant à jamais les visages dans l’oubli

Elle se courbe, se lève sur sa canne de chêne
Les enfants la raillent, dévoilant leur haine
Lui lance au corps de grosses pierres
Puis sans égard, la traitre de sorcière

Un enfant, Oh ! Oui ! Un enfant, celui que lui fit
Lors d’un soir de tempête, son plus grand amour
Disparu sur les blancs de terre-neuve pour toujours
Mort-né en douleur, fruit de ses entrailles pourries
Il fut que sang de sa désolation qui la plongea en folie.

Loïc ROUSSELOT
 

Vega46

Maître Poète
#5
Une mère face à une mer, témoin de sa vie tumultueuse...

Notre passage sur terre est directement ou indirectement liée à des éléments que nous avons un mal fou à contrôler...

L’ocean face à elle " a tourné les pages" certaines se sont gravées dans sa mémoire, les vagues ont érodé la belle roche par frappes successives au point de la rendre laide...

A l’aube du grand départ la houle cruelle peut nous rappeler que la l’horreur peut naître de nos propres entrailles....

Amicalement
Maurice Marcouly
 
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