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J'ai la mémoire qui flanche!

iboujo

Maître Poète
#1
J'ai la mémoire qui flanche, pourtant j 'ai souvenance du mal ,du bien
En avalanches,. mais je ne reconnais plus les miens,
Je suis en vacances, dans un hôtel de cadre moyen,
Je préfère ma maison aux heures de la Saint Paulin.

Paulin,je ne sais plus quand je l'ai connu, ni quand je l'ai épouse, encore une entourloupette,
Je ne sais ce qu'il est devenu, ,je ne le vois plus, à -t- il rencontre une jeunette ,un poison,
Il avait 30 ans, quand j'étais seule avec les gosses à la maison.

Il était blagueur d'ailleurs ce soir ,il s'est caché dans mon peignoir ,
,, Je t'ai vu ,tu sais je vais crier , sors de l'armoire ',
Il jouait au Poker et Bergamon, nos ventres mangeaient que des pommes ,
'Nous avons deux garçons et une fille : Non!
Deux filles et un garçon, se sont eux qui m'ont conduit dans cette maison.

Un endroit pour Seniors,alors je fugue , pour me promener
Et je me perds,je ne sais plus rentrer ,c' est la Police qui vient me chercher ,
Je suis pourtant casanière ,pourquoi m'ont -ils fait croire,
Ils ne viennent jamais me voir, " Mais si Maman,tous les soirs,

Je ne vous ai pas appris la mensonge ,dites la verite
Ne les croyez pas,se sont des arracheurs de dents nes,
Chaque jour , j'arpente les couloirs, je crie,je crie ,ou. ma soeur,mon frère Jean-lou
Apres Minou et mon chien Lulu, je ne croise qu' un matou

Il câline pendant la sieste, vais-je mourir?
Il est dit que leur tendresse est signe de non "a venir " ,
Les filles en rose sont sympathiques, celles en bleu ,de vraies maguettes !
M' obligeant une toilette elles me mettent une bavette
Il paraît que je suis sale,me blindent d' une culotte "rembourrée"

Je me fais sur mes souliers, aussitôt elles me grondent,
Comme l'enfant handicapée, mais je marche, je danse les après - midi de rondes!
Elles me prennent pour un jouet ,je leur crache à la figure,je les griffe,je les mords, Elles me calment à coups de cachets ,elles ont tort.

Cet hôtel est fait pour les fous, pour des gens en fin de vie,
Les sans dents quand ils sourient,
Moi,je n' ai pas de ratelier .Béate ,au ciel je fais des courbettes
Je le prie de venir me chercher, ayant la mémoire qui flanche , à ce qui paraît ,ils sont pas bien dans leur petite tête.!
.
 
Dernière édition:
#3
"J'ai la mémoire qui flanche, pourtant je me souviens,
Des souvenirs en avalanches,...."
Belle entrée d'un texte que j'ai aimé.
Loïc
 

iboujo

Maître Poète
#10
Ici c'était propre
Mais les filles n'avaient rien à accorder par manque de temps
Toute la journée,en fin de vie, devant la télé en salle commune tête baissée

J'en pleurais
J'avais beau râler.rien n'y faisait

Et pourquoi? Plus de 2000 euros le mois
La différence pour jj
Toutes mes economies ont fondu

Tu penses 7 ans à 700 euros le mois
Mais c'était ma Maman
 
Dernière édition:
#11
Je te comprends Jojo
c'est à se demander s'il existe encore
des professions "sacerdoce" possibles
à le protéger hormis le fric!!
J'ai vu les images que tu as décrites
Lorsque j'ai confié ma mère à mon frère
car j'allais passer mon mois de vacances
auprès de ma marraine qui n'avait plus la tête
à elle, qui m'avait prise en grippe!
L'état de ma mère s'est aggravé, elle n'était plus chez elle!
Ma petite sœur me téléphone pour me dire :
si tu veux voir ta mère avant qu'elle ne meure,
tu peux te remuer!!!!
J'y suis allée, deux fois je me suis arrêtée à sa chambre
mais je ne pouvais pas y entrer, c'était elle, je ne voulais pas
la reconnaître!
Une infirmière me confirme cette chambre, la porte
restait ouverte.
Ma mère, le visage de travers, ne portait plus sa tête
reposant sur l'épaule, la bouche ouverte!
Une patiente à côté d'elle, me dit :
"Madame ne pleurez pas, ici c'est un mouroir!
Maman ne me reconnaissait pas, bourrée de calmant!
Une seconde visite. Elle était au milieu du couloir
attachée par une corde dans un fauteuil!
Elle hurlait "détachez moi"
Lorsque j'ai demandé au médecin :
En attendant qu'elle revienne chez elle, peut-elle entrer
dans une maison de convalescence.
"Madame, la famille a fait le nécessaire pour une maison*de retraite!
"Mais je suis sa fille, c'est moi qui m'en suis toujours occupée!
C'est comme cela Madame, je ne peux rien faire pour vous!
J'ai vu une maison de retraite que ma petite sœur avait retenue
AFFREUX l face à l'entrée, une immense vitre laissait apparaître
que des fauteuils roulants, des malade mis-morts, mis-vivants
étaient exposés, comme en vitrine!

Comment peut-on administrer ces maisons si une âme
bienveillante est absente! c'est le chemin de la mort à
petites doses!

Bises, ma Jojo, Poly
 
Dernière édition:
#14
Maintenant les enfants vont vivre loin des parents avant ils restaient plus ou moins proches d'eux pour leur tenir compagnie maintenant nous vivons dans un monde d'égoïstes pas surprenant félicitations pour votre texte qui ne me laisse pas indifférent
 

Vega46

Maître Poète
#16
Je te comprends Jojo
c'est à se demander s'il existe encore
des professions "sacerdoce" possibles
à le protéger hormis le fric!!
J'ai vu les images que tu as décrites
Lorsque j'ai confié ma mère à mon frère
car j'allais passer mon mois de vacances
auprès de ma marraine qui n'avait plus la tête
à elle, qui m'avait prise en grippe!
L'état de ma mère s'est aggravé, elle n'était plus chez elle!
Ma petite sœur me téléphone pour me dire :
si tu veux voir ta mère avant qu'elle ne meure,
tu peux te remuer!!!!
J'y suis allée, deux fois je me suis arrêtée à sa chambre
mais je ne pouvais pas y entrer, c'était elle, je ne voulais pas
la reconnaître!
Une infirmière me confirme cette chambre, la porte
restait ouverte.
Ma mère, le visage de travers, ne portait plus sa tête
reposant sur l'épaule, la bouche ouverte!
Une patiente à côté d'elle, me dit :
"Madame ne pleurez pas, ici c'est un mouroir!
Maman ne me reconnaissait pas, bourrée de calmant!
Une seconde visite. Elle était au milieu du couloir
attachée par une corde dans un fauteuil!
Elle hurlait "détachez moi"
Lorsque j'ai demandé au médecin :
En attendant qu'elle revienne chez elle, peut-elle entrer
dans une maison de convalescence.
"Madame, la famille a fait le nécessaire pour une maison*de retraite!
"Mais je suis sa fille, c'est moi qui m'en suis toujours occupée!
C'est comme cela Madame, je ne peux rien faire pour vous!
J'ai vu une maison de retraite que ma petite sœur avait retenue
AFFREUX l face à l'entrée, une immense vitre laissait apparaître
que des fauteuils roulants, des malade mis-morts, mis-vivants
étaient exposés, comme en vitrine!

Comment peut-on administrer ces maisons si une âme
bienveillante est absente! c'est le chemin de la mort à
petites doses!

Bises, ma Jojo, Poly
Enfin j’aime....c’est affreux...mais tu as raison Poly il ne faut pas taire cette triste réalité !.
 
#17
C'est bien connu malheureusement que les maison de retraite sont des mouroir pour les personne qui i rentre et qui sont soit délaissé par leurs famille ou simplement qu'ils ont les moyens de vouloir mourir c'est une triste réalité que les gens doivent comprendre
 
#19
Je te comprends Jojo
c'est à se demander s'il existe encore
des professions "sacerdoce" possibles
à le protéger hormis le fric!!
J'ai vu les images que tu as décrites
Lorsque j'ai confié ma mère à mon frère
car j'allais passer mon mois de vacances
auprès de ma marraine qui n'avait plus la tête
à elle, qui m'avait prise en grippe!
L'état de ma mère s'est aggravé, elle n'était plus chez elle!
Ma petite sœur me téléphone pour me dire :
si tu veux voir ta mère avant qu'elle ne meure,
tu peux te remuer!!!!
J'y suis allée, deux fois je me suis arrêtée à sa chambre
mais je ne pouvais pas y entrer, c'était elle, je ne voulais pas
la reconnaître!
Une infirmière me confirme cette chambre, la porte
restait ouverte.
Ma mère, le visage de travers, ne portait plus sa tête
reposant sur l'épaule, la bouche ouverte!
Une patiente à côté d'elle, me dit :
"Madame ne pleurez pas, ici c'est un mouroir!
Maman ne me reconnaissait pas, bourrée de calmant!
Une seconde visite. Elle était au milieu du couloir
attachée par une corde dans un fauteuil!
Elle hurlait "détachez moi"
Lorsque j'ai demandé au médecin :
En attendant qu'elle revienne chez elle, peut-elle entrer
dans une maison de convalescence.
"Madame, la famille a fait le nécessaire pour une maison*de retraite!
"Mais je suis sa fille, c'est moi qui m'en suis toujours occupée!
C'est comme cela Madame, je ne peux rien faire pour vous!
J'ai vu une maison de retraite que ma petite sœur avait retenue
AFFREUX l face à l'entrée, une immense vitre laissait apparaître
que des fauteuils roulants, des malade mis-morts, mis-vivants
étaient exposés, comme en vitrine!

Comment peut-on administrer ces maisons si une âme
bienveillante est absente! c'est le chemin de la mort à
petites doses!

Bises, ma Jojo, Poly
Poly, je me joins à ton com pour dire
Merci Crea
Que de personnes différentes et intéressantes à connaître
Que de cœurs à aimer
Tous, nos vies, nos ressentis et nos écrits
Je dis respect, écoute et lecture
Bravo et continuons Creapoètes
Si cœur déchiré, 1, 2 ou 3, peu importe
Toujours quelques uns à prêter l'oreille et répondre
Humanité et humilité pour tous
Bises Fred