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#1
Claudin de Sermisy

Vos cheveux ondoyaient sur mes cuisses ouvertes,
Comme de longs serpents chauds et noirs que troublaient
Vos lèvres qui noyaient et votre langue alerte
Découvrant les arpents de ma peau qui tremblait.


Ô je me sentais homme et je vous voyais femme ;
Mes mains dans la pénombre caressaient vos oreilles,
Votre cou de madone à la pose profane
Et vos épaules sombres qui parlaient de soleil.


Interrogé la veille sur le verbe « fourbir »
D’une chanson en vieux français de Sermisy,
J’avais vu le charnel que cachaient vos sourires,


Et vous avais séduite en citant Bachelard.
Nos rêveries du feu et cette frénésie
Des passions subites : vous m’en montriez l’art.


Aubépin des Ardrets
 
Dernière édition:

Vega46

Maître Poète
#4
C’est bien agréable de se trouver dans cette situation.

Irrésistiblement par moi elle fut séduite,
attirée par l’amour qui n’aura pas de suite.
Une bien belle composition.
MLCCACTP
 
#5
C’est bien agréable de se trouver dans cette situation.

Irrésistiblement par moi elle fut séduite,
attirée par l’amour qui n’aura pas de suite.
Une bien belle composition.
MLCCACTP
Merci, Vega46, pour ce passage ;-) Il va de soi, bien sûr, que j'étais séduit bien avant qu'elle ne le soit ; il me fallut donc déployer des trésors d'imagination pour la séduire en retour : jeu de la séduction ;-)
 
#7
chercher à plaire est un jeu de tous les temps
qui nous entraine sur de
bien doux chemins parfois



il me semble que le "Oh" serait plus approprié dans ce vers , car le Ô est plutôt un remplacemen,t de "toi"et dans le cas présent le oh est exclamatif !
Merci, LUZE, vous résumez bien ce jeu du plaire : un possible et une promesse de tous les instants ;-)

Le Ô est ici vocatif ;-)