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Black Bunkœur

#21
oui en effet merci de l'évoquer de l'invoquer sans voix
mais quand je lis j'entends ma voix et aussi quand j'écris sinon je n'aurais pas la poésie
C'est vrai, mais il est rare que je ne lise pas au moins en marmonnant. La lecture à voix est primordiale et a toujours, de la plus haute Antiquité à nos jours en passant passant par le scriptorium de quelque abbaye que ce soit, la lecture lancinante, psalmodiée ou éclatante des yeshivas ou des madrasas. Et puis, la poésie et ses sonorités sans lecture à voix haute : est-ce imaginable ? Je passe mon temps à lire à voix haute : ces jours-ci, Rabelais, une dizaine de pages par jour, souvent très drôles.
 

glycine

Maître Poète
#22
Je viens de remettre la lecture de marinette (elle avait disparu sur cjoint...).
Tout d'abord, un grand Bravo pour ce duo en parfaite harmonie... Vos plumes s'entendent tellement bien qu'on a du mal à savoir qui a écrit quoi... Un poème rythmé, des personnages bien croqués, un peu d'humour, une touche d'érotisme.
J'aime beaucoup le message : chacun possède en soi un trésor à découvrir, une passion à assouvir... et l'importance de l'espoir...
Merci pour les définitions en fin de poème (sourire) confirmant ma compréhension.
Une anecdote historique concernant Rabelais : Après un séjour à Lyon, Rabelais qui n'avait plus un sou pour payer l'auberge et rentrer à Paris, imagina un stratagème audacieux. Il laissa dans sa chambre deux sachets remplis de sucre en poudre portant des étiquettes "poison pour le Roi" et "poison pour la Reine". Dénoncé par l'aubergiste, il fut interpellé et ramené dans la capitale. Informé de cette ruse, le roi François 1er s'en amusa et fit régler la note de son ami.
La lecture de Marinette est savoureuse... Un magnifique cadeau de sa part d'autant plus que le texte est long...
Il est vrai que lire un texte à haute voix apporte vie et profondeur grâce à l'intonation...
Merci pour la richesse de cet échange
 
Dernière édition:
#23
Tout d'abord, un grand Bravo pour ce duo en parfaite harmonie... Vos plumes s'entendent tellement bien qu'on a du mal à savoir qui a écrit quoi... Un poème rythmé, des personnages bien croqués, un peu d'humour, une touche d'érotisme.
J'aime beaucoup le message : chacun possède en soi un trésor à découvrir, une passion à assouvir... et l'importance de l'espoir...
Merci pour les définitions en fin de poème (sourire) confirmant ma compréhension.
Une anecdote historique concernant Rabelais : Après un séjour à Lyon, Rabelais qui n'avait plus un sou pour payer l'auberge et rentrer à Paris, imagina un stratagème audacieux. Il laissa dans sa chambre deux sachets remplis de sucre en poudre portant des étiquettes "poison pour le Roi" et "poison pour la Reine". Dénoncé par l'aubergiste, il fut interpellé et ramené dans la capitale. Informé de cette ruse, le roi François 1er s'en amusa et fit régler la note de son ami.
La lecture de Marinette est savoureuse... Un magnifique cadeau de sa part d'autant plus que le texte est long...
Il est vrai que lire un texte à haute voix apporte vie et profondeur grâce à l'intonation...
Merci pour la richesse de cet échange
Merci, glycine, pour ce long commentaire. Pardonnez le temps mis à vous répondre. Ce texte est déjà assez ancien, mais son écriture - réalisée en quelques jours me reste un souvenir encore assez vif.
Le scénario avait été proposé par Aude Doiderose, qui a, depuis, pour un recueil auquel elle a consacré plusieurs mois - Les Saisons assouvies, à la relecture, passionnante, duquel j'ai participé en qualité de bêta lecteur - décidé de changer de pseudonyme pour adopter celui d'Audrey Deroze. Ce scénario comprenait bien sûr plusieurs écueils, dont le plus notable tenait, sans doute, à la répartition des rôles entre les deux acteurs : une caricature de confrontation - mais aussi de rencontre - sociale et de couleur de peau assez conforme aux clichés que délivrait notamment le film américain Dangerous minds : envoi d'une ancienne marine (=des militaires) blonde de cheveux et blanche de peau dans un école "sensible" (=les "quartiers") où les caïds constituent "forcément" son antithèse capillaire et cutanée afin de "régler les problèmes". J'en écoutais à l'époque en boucle la chanson phare : Gangsta's Paradise. Mais cette caricature se trouvait néanmoins atténuée par certains éléments autobiographiques distillés au fil des vers par l'une et l'autre de nos plumes (je laisse ici votre imagination tourner à plein volume ;-), par la conviction et le constat aussi que le rap n'hésitait pas non plus à manier les clichés, parfois même les plus éculés, et par la volonté, également, de conférer, autant que faire se peut, une certaine densité, profondeur sociologique aux deux personnages.
Ce qui m'avait, me semble-t-il, le plus marqué dans cette écriture, était cette espèce d'effervescence qui l'avait accompagnée, ainsi, surtout, que l'"amusement" - notion importante me semble-t-il en écriture, mais que j'avais alors véritablement cernée qu'à ce moment- des deux plumes au moment de l'écriture, et de marinette au moment de la lecture (savoir que cela l'avait amusée m'avait aussi profondément ému, d'autant qu'une histoire presque similaire - aurait pu lui arriver, avait-elle révélé).

Je ne connaissais pas cette anecdote de Rabelais : il arrive souvent que l'imagination et l'audace portent leurs fruits ; nous en manquons par trop dans nos vies, je trouve ;-)
 
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glycine

Maître Poète
#24
Merci, glycine, pour ce long commentaire. Pardonnez le temps mis à vous répondre. Ce texte est déjà assez ancien, mais son écriture - réalisée en quelques jours me reste un souvenir encore assez vif.
Le scénario avait été proposé par Aude Doiderose, qui a, depuis, pour un recueil auquel elle a consacré plusieurs mois - Les Saisons assouvies, à la relecture, passionnante, duquel j'ai participé en qualité de bêta lecteur - décidé de changer de pseudonyme pour adopter celui d'Audrey Deroze. Ce scénario comprenait bien sûr plusieurs écueils, dont le plus notable tenait, sans doute, à la répartition des rôles entre les deux acteurs : une caricature de confrontation - mais aussi de rencontre - sociale et de couleur de peau assez conforme aux clichés que délivrait notamment le film américain Dangerous minds : envoi d'une ancienne marine (=des militaires) blonde de cheveux et blanche de peau dans un école "sensible" (=les "quartiers") où les caïds constituent "forcément" son antithèse capillaire et cutanée afin de "régler les problèmes". J'en écoutais à l'époque en boucle la chanson phare : Gangsta's Paradise. Mais cette caricature se trouvait néanmoins atténuée par certains éléments autobiographiques distillés au fil des vers par l'une et l'autre de nos plumes (je laisse ici votre imagination tourner à plein volume ;-), par la conviction et le constat aussi que le rap n'hésitait pas non plus à manier les clichés, parfois même les plus éculés, et par la volonté, également, de conférer, autant que faire se peut, une certaine densité, profondeur sociologique aux deux personnages.
Ce qui m'avait, me semble-t-il, le plus marqué dans cette écriture, était cette espèce d'effervescence qui l'avait accompagnée, ainsi, surtout, que l'"amusement" - notion importante me semble-t-il en écriture, mais que j'avais alors véritablement cernée qu'à ce moment- des deux plumes au moment de l'écriture, et de marinette au moment de la lecture (savoir que cela l'avait amusée m'avait aussi profondément ému, d'autant qu'une histoire presque similaire - aurait pu lui arriver, avait-elle révélé).

Je ne connaissais pas cette anecdote de Rabelais : il arrive souvent que l'imagination et l'audace portent leurs fruits ; nous en manquons par trop dans nos vies, je trouve ;-)
Ah oui, je n'avais pas remarqué la date... Le temps passe si vite... Mais pour la poésie, cela n'a pas d'importance car je pense que les poèmes sont intemporels et j'aime beaucoup cette idée.
J'aime bien l'expression "bêta-lecteur" que je ne connaissais pas (Merci pour la découverte)... Alors me concernant, c'est mon fils qui l'a été pour moi lors de la confection de mon dernier recueil de poésie... Oui, il est vrai que cela prend des mois mais quand on l'a entre les mains, c'est un plaisir indescriptible.
Je lirai plus en profondeur votre message.
Je trouve que le terme "effervescence" est bien choisi pour exprimer l'émotion, le plaisir, l'osmose, la symbiose dans votre complicité d'écriture...
Je vous en souhaite d'autres.
Concernant l'anecdote historique sur Rabelais, je l'ai lue dans "Télé 7 Jeux"... sourire
Pour l'audace, je ne sais pas si vous en avez... Par contre, pour l'imagination, je suis certaine que vous n'en manquez pas... sourire
 
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