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Au Rabat d’une Feuille, l’Éclat des Graffitis

#1


Au Rabat d’une Feuille, l’Éclat des Graffitis

Il arrive souvent que je sois dans l’impasse :
La route est lumineuse, le but inaccessible
− Une étoile danseuse que ne touche et qui brille −.
Et je me vois forçant à l’obstacle ma face.


Le bourdon est ainsi sur le froid de la vitre :
Tendu vers la lumière, il s’épuise au soleil
− Dans les éclats du verre vrombissent ses ailes −.
Et puis tombe la nuit, ses forces se délitent.


Pourtant, si je le vois, j’entrouvre les battants
De la fenêtre en bois et, en le rabattant
D’un’ feuille de papier, je lui montre la voie :


Il faut parfois noircir d’un papier tout le blanc
Pour que vienne éclaircir − fin de l’éblouiss’ment −
La sortie du guêpier transparent qui nous noie.


Aubépin des Ardrets
 

Margho

Maître Poète
#3
Merci, Margho, pour ce passage documenté ;-)
Bon, bon... J'ai pas toujours le temps, na ! Je lis souvent les poèmes le matin et les commente l'après-midi mais si le soleil est là, à moi les grands espaces, donc parfois, un poème qui m'a plu passe à l'as... Pardon Aubépin. j'essaie donc de me rattraper : je l'entends, je le vois le bourdon et peut-être même ce dont il est image... Moi aussi, je rattrape les aeilles qui se noient dans la fontaine. Et je tente aussi parfois de leur indiquer des chemins moins dangereux...
 
#4
Bravo Aubépin l'Alexandrin
Un bon rythme de bon matin, très agréable ma lecture
J'ai plus le bourdon
Les abeilles vont se réveiller
Rires
Elles volent avant de rejoindre l'alvéole
Mon tag ;)
Fred