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Forums >> 1. discussions diverses >> proposez- nous suu vos pages de belles lectures...
Proposez- nous suu vos pages de belles lectures... (73 messages)  

lyseron
Femme
67 ans
France

Chers ami(e)s poètes,

Proposez-nous de lire sur vos pages, des poèmes connus qui ont marqués le chemin de vos vies....

Je vous propose aujourd'hui ;

" Le verger " de la comtesse Anna de Noailles

(sur ma page, où vous pourrez laisser vos impressions)


Très belles lectures à vous tous et toutes...
 Créé le 13/02/12 à 14h50 par lyseron
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difisia
Femme
14 ans
France
Est-ce que sa marche les extraits de pièces de théatres ?
 Posté le 13/02/12 à 17h28 par difisia

lyseron
Femme
67 ans
France
Pourquoi pas, tous les écrits sont enrichissants...
 Posté le 13/02/12 à 19h26 par lyseron

lilasys
Femme
51 ans
France
pourquoi ne pas les poster sur ce topic ,??
 Posté le 13/02/12 à 19h29 par lilasys

Sarilost
Homme
14 ans
France
Alors c'est un livre en entier que je proposerais!^^
Court mais touchant,
Voilà comment est
Le livre Je t'Attends.
De Françoise Grard
Et de Thierry Lefèvre.
 Posté le 13/02/12 à 19h30 par Sarilost

lyseron
Femme
67 ans
France
Les poster ici...
Pour certains, ils manqueraient de place, mais si vous le désirez pourquoi pas
 Posté le 13/02/12 à 19h35 par lyseron

difisia
Femme
14 ans
France
Que je sens de rudes combats
Contre mon propre honneur mon amour s'intéresse :
Il faut venger un père, et perdre une maîtresse,
L'un m'anime le coeur, l'autre retient mon bras,
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
Ou de vivre en infâme,
Des deux côtés mon mal est infini,
Ô Dieu, l'étrange peine !
Faut il laisser un affront impuni ?
Faut il punir le père de Chimène ?

Il vaut mieux courir au trépas,
Je dois à ma maîtresse aussi bien qu'à mon père,
J'attire en me vengeant sa haine et sa colère,
J'attire ses mépris en ne me vengeant pas.
A mon plus doux espoir l'un me rend infidèle,
Et l'autre s'indigne d'elle,
Mon mal augmente à le vouloir guérir,
Tout redouble ma peine.
Allons mon âme, et puisqu'il faut mourir,
Mourrons du moins sans offenser Chimène.


Mourir sans tirer ma raison !
Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
Endurer que l'Espagne impute à ma mémoire
D'avoir mal soutenu l'honneur de ma maison !
Respecter un amour dont mon âme égarée,
Voit la perte assurée,
N'écoutons plus ce penser subordoneur,
Qui ne sert qu'à ma peine,
Allons mon bras, sauvons du moins l'honneur,
Puisqu'après tout il faut perdre Chimène.


Acte I Scène 6 Don Rodrigue, Corneille
 Posté le 13/02/12 à 19h37 par difisia

difisia
Femme
14 ans
France
Et j'ai tout recopié ! Tout recopité a la rache !J'ai mal aux doigts....
 Posté le 13/02/12 à 19h38 par difisia

Sarilost
Homme
14 ans
France
(Certe bien connus, mais j'aime bien ce côté humouristique^^)

Tableau de Paris (A cinq heures du matin)

L'ombre s'évapore,
Et déjà l'aurore
De ses rayons dore
Les toits d'alentour ;
Les lampes pâlissent,
Les maisons blanchissent,
Les marchés s'emplissent
On a vu le jour.

De la Villette,
Dans sa charrette,
Suzon brouette
Ses fleurs sur le quai,
Et de Vincenne
Gros Pierre amène
Ses fruits que traîne
Un âne efflanqué.

Déjà l'épicière,
Déjà la fruitière,
Déjà l'écaillère
Saute en bas du lit
L'ouvrier travaille,
L'écrivain rimaille
Le fainéant bâille,
Et le savant lit.

J'entend Javotte
Portant sa hotte,
Crier : Carotte,
Panais et chou-fleur !
Perçant sa grêle,
Son cri se mêle
A la voix grêle
Du noir ramoneur.

L'huissier carillonne,
Attend, jure, sonne,
Resonne, et la bonne
Qui l'entend trop bien,
Maudissant le traître,
Du lit de son maître
Prompte à disparaître
Regagne le sien.

Gentille, accorte,
Devant ma porte
Perette apporte
Son lait encor chaud ;
Et la portière
Sous la gouttière
Pend la volière
De Dame Margot.

Le joueur avide,
La mine livide
Et la bourse vide,
Rentre en fulminant,
Et, sur son passage,
L'ivrogne plus sage,
Cuvant son breuvage,
Ronfle en fredonnant.

Tout chez Hortense
Est en cadence ;
On chante, on danse,
Joue, et cetera...
Et, sur la pierre,
Un pauvre hère,
La nuit entière,
Souffrit et pleura.

Le malade sonne
Afin qu'on lui donne
La drogue qu'ordonne
Son vieux médecin,
Tandis que sa belle
Que l'amour appelle,
Au plaisir fidèle,
Feint d'aller au bain.

Quand vers Cythère
La solitaire,
Avec mystère,
Dirige ses pas,
La diligence
Part pour Mayence,
Bordeaux, Florence,
Ou les Pays

" Adieu donc, mon père ;
Adieu donc, mon frère,
Adieu donc, ma mère.
- Adieu, mes petits. "
Les chevaux hennissent
Les fouets retentissent,
Les vitres frémissent
Les voilà partis.

Dans chaque rue
Plus parcourue,
La foule accrue
Grossit tout à coup :
Grands, valetaille,
Vieillards, marmaille,
Bourgeois, canaille,
Abondent partout.

Ah ! quelle cohue !
Ma tête est perdue,
Moulue et fendue ;
Où donc me cacher ?
Jamais mon oreille
N'eut frayeur pareille...
Tout Paris s'éveille...
Allons nous coucher.



Marc-Antoine DÉSAUGIERS
 Posté le 13/02/12 à 19h48 par Sarilost

difisia
Femme
14 ans
France
Ténèbres

Les jours coulent
dans une solitude triste et amère
je couds mes larmes
dans l'attente d'un mot
d'un retour qui n'en finit plus d'arriver

je naufrage dans des eaux sombres
les ténèbres tentaculaires
ravinent mon être

je meurs de peur,
de chagrins, d'inquiétude
Amour, je te languis
sur mon visage des larmes sèchent

je crie, je hurle
"laissez-le moi encore un peu,
encore"...

Pier de Lune©
 Posté le 13/02/12 à 19h50 par difisia

creapoemes
Homme
31 ans
Belgique
_Vipére au poing
d'hervé Bazin
 Posté le 13/02/12 à 19h50 par creapoemes
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