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Forums >> 2. la poésie >> pieds par phrase
pieds par phrase (39 messages)  

magicalgab
Homme
32 ans
France

Je ne suis pas poète professionnel alors je me demande ce que c'est que "pieds par phrase"? Même mon ami google ne me donne pas la réponse.
Merci de votre aide!
gab
 Créé le 29/07/08 à 12h49 par magicalgab
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Thisius
Homme
22 ans
France
ce sont le nombre de syllabes par vers.
Par exemple tu peux écrire en octosyllabes (8 syllabes par vers), décasyllabes (10) et le plus noble, l'alexandrin (12).

Cela permet de garder un rythme constant à la lecture, et de démontrer une technique en plus de l'inspiration.
Personnellement, j'aime beaucoup écrire en alexandrins avec rimes aux hémistiches. c'est à dire que la 6ème syllabe rime avec la 6eme du vers suivant (dans le cas des rimes plates) en plus de la 12ème (fin du vers).
C'est pas évident mais je trouve ça vraiment beau.
 Posté le 29/07/08 à 12h52 par Thisius

Lnk
Homme
24 ans
Italie
Modérateur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pied_(poésie)
 Posté le 29/07/08 à 12h55 par Lnk

magicalgab
Homme
32 ans
France
merci pour ta réponse!
gab
 Posté le 29/07/08 à 12h56 par magicalgab

magicalgab
Homme
32 ans
France
merci pour vos réponses!
gab
 Posté le 29/07/08 à 12h56 par magicalgab

Thisius
Homme
22 ans
France
C'est juste une question d'habitude. Je fais comme si j'avais des vers de 6 pieds, mais que j'en avais deux fois plus ;)
 Posté le 29/07/08 à 16h07 par Thisius

cram
Homme
22 ans
France
moi je fonctionne pas en comptant les syllabes, je vois directement le rythme à la fin d'une strophe et si y'a un problème je modifie deux ou trois mots ! ^^
 Posté le 30/07/08 à 07h11 par cram

Thisius
Homme
22 ans
France
Moi je les compte plus parce qu'avec l'habitude rien qu'avec le rythme d'élocution qd je relis mes vers je sais quel type de vers j'ai écrit.

Pour ceux qui quichent à faire des rimes aux hémistiches, allez lire mon poème "Fourbe consolation".
Ca a été le plus gros défi poétique de ma vie lolll. Un pantoum en alexandrins et rimes aux hémistiches. J'ai cru que j'arriverais jamais au bout lol
 Posté le 30/07/08 à 08h45 par Thisius

Thisius
Homme
22 ans
France
effectivement autant pour moi, dans celui là y'a pas les rimes aux hémistiches

Mais c'est dur quand même !! lol
 Posté le 30/07/08 à 13h01 par Thisius

kandinsky
Homme
10 ans
Groenland
Je ne m'y connais pas trop en technique sauf l'alexandrin que j'affectionne tout particulièrement au point peut-être d'en abuser mais je trouve cela tellement beau.
Au fait, c'est l'occasion pouvez-vous me donner quelques techniques comme les Alexandrins et autre termes histoire que je m'essaie à autre chose? Merci d'avance à tous les connaisseurs
 Posté le 30/07/08 à 13h48 par kandinsky

creapoemes
Homme
28 ans
Belgique
Petite précision, tout ne viens pas de moi.. J'ai un bon coup de souris et une bonne option copier-coller.mdr
Ca pourra aider un minimum...
J'espère ne pas avoir mis de bêtise...

Le Sonnet
Le sonnet est toujours composé de deux quatrains et de deux tercets.
Dans le Sonnet régulier - riment ensemble :

1° le premier, le quatrième vers du premier quatrain ; le premier et le quatrième vers du second quatrain ;
2° le second, le troisième vers du premier quatrain ; le second et le troisième vers du second quatrain ;
3° le premier et le second vers du premier tercet ;
4° le troisième vers du premier tercet et le second vers du second tercet ;
5° le premier et le troisième vers du second tercet.

Le Sonnet est irrégulier.
Si l'on introduit dans cet arrangement une modification quelconque,
Si l'on écrit les deux quatrains sur des rimes différentes,
Si l'on commence par les deux tercets, pour finir par les deux quatrains,
Si l'on croise les rimes des quatrains
Si l'on fait rimer le troisième vers du premier tercet avec le troisième vers du deuxième tercet - ou encore le premier vers du premier tercet avec le premier vers du du deuxième tercet,
Si enfin on s'écarte, pour si peu que ce soit, du type classique,
le dernier vers du Sonnet doit contenir la pensée du Sonnet tout entière.
Enfin, un Sonnet doit ressembler à une comédie bien faite, en ceci que chaque mot des quatrains doit faire deviner - dans une certaine mesure - le trait final, et que cependant ce trait final doit surprendre le lecteur - non par la pensée qu'il exprime et que le lecteur a devinée -, mais par la beauté, la hardiesse et le bonheur de l'expression. C'est ainsi qu'au théâtre un beau dénouement emporte le succès, non parce que le spectateur ne l'a pas prévu - il faut qu'il l'ait prévu -, mais parce que le poète a revêtu ce dénouement d'une forme plus étrange et plus saisissante que ce qu'on pouvait imaginer d'avance.

Le Haïku

Le haïku est un petit poème composé de trois vers respectivement de 5, 7 et 5 syllabes. Il comporte toujours une référence à la nature.
Il est important de noter que le but du haïku est de nommer les choses directement, d'où l'absence caractéristique de la métaphore, qui est un moyen détourné de dire la réalité.

Le pantoum
il est composé de quatrains à rimes croisées, dont le deuxième et le quatrième vers sont repris comme premier et troisième vers du quatrain suivant.
Deux thèmes y sont traités parallèlement, l'un dans les deux premiers vers, l'autre dans les deux derniers de chaque strophe.
Voici un pantoum (Harmonie du soir) de Charles Baudelaire, qui en dira plus qu'un long discours.:

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir,
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Son souvenir en moi luit comme un ostensoir!

La ballade
la ballade a la particularité de répéter un même vers, le refrain, à la fin de chacune des trois strophes de huitains qui la composent ainsi qu'à la fin de l'envoi de quatre vers. L'ensemble de la ballade est constitué d'octosyllabes et les rimes y sont croisées.

En principe, l'envoi d'une ballade commence toujours par le mot Prince.

Composition d'une ballade
révision sur l'observation de ballades d'Eustache Deschamps et de François Villon.

grande ballade

trois dizains de décasyllabes et un quatrain de décasyllabes, l'envoi
utilise quatre rimes A,B,C,D.
dans les trois dizaines elles sont disposées ABABBCCDCD, dans l'envoi elles sont CCDCD.

petite ballade

trois huitains d'octosyllabes et un quatrain d'octosyllabes, l'envoi
utilise trois rimes A, B, C
dans les trois huitains, les rimes sont disposées : ABABBCBC, dans l'envoi c'est BCBC. (on dit parfois que l'envoi reprend le schéma de la deuxième moitié des autres strophes.)
Dans les deux cas
le dernier vers de toutes les strophes est le même, c'est un refrain ;
l'envoi débute par l'apostrophe de la personne à qui est dédié le poème, souvent Prince.
 Posté le 30/07/08 à 20h40 par creapoemes
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