Votre absence , ma mère , m'a fait entrer dans les villes des tristesses
Et moi, avec toi, je ne savais ce qui sont les villes des tristesses
Je n'ai jamais su que larme est de l'humain
Que moi, sans toi, ne suis que l'ombre d'un humain
Votre amour m'a appris à être heureuse
Et depuis des siècles j'avais besoin d'une mère qui me rendrai heureuse
D'une femme, dans ses bras que je pleurerai comme un oiseau
D'une femme , qui rassemblerai mes morceaux tel les pièces d'un vase cassé
Votre amour, m'a enseigné les pires manières
Il m'a appris à regarder dans ma tasse, des fois, durant la nuit
A essayer les remèdes des guérisseurs et à frapper les portes des voyantes
Il m'a appris à sortir de chez moi pour errer dans les rues
Et à rechercher ton visage sous la pluie et dans la lumière des feux
A rassembler a partir de vos yeux des millions d'étoiles
O femme qui a perturbé mon monde,
O ma douleur,
O douleur des Nays
Votre amour m'a appris à me comporter comme les enfants
A dessiner votre visage avec de la craie sur les murs
O Femme qui a bouleversé mon histoire
De par vous ,je suis écorché de l'artère à l'autre
Votre amour m'a enseigné comment l'Amour change-t-il le cours du temps
Il m'a enseigné que lorsque tu sois près de moi, la terre cesse de tourner
Votre amour m'a enseigné des choses qui ne sont jamais venu à l'esprit
j'ai lu les contes d'enfants
Je suis entré dans les palais des rois génies
Et j'ai rêvé que le fils du sultan m'épousait
Celui aux yeux plus clairs qu'une eau limpide
Celui aux lèvres appétissantes, plus que les fleurs des grenades
Et J'ai rêvé qu’il m’apportera comme les chevaliers
Et de m’offrir des perles et des coraux
votre amour, madame, m'a enseigné ce qu'est le délire
Il m'a enseigné comment le temps passe
sans que le fils du sultan vienne. |